La tension monte à Sandiara après l’arrestation d’Oumar Sarr, plus connu sous le nom de « Nittu Degg ». Coordinateur du Mouvement pour l’Intérêt de Sandiara, il a été interpellé puis placé sous instruction par le procureur du Tribunal de grande instance de Mbour, selon des informations recoupées par Dakaractu Mbour.

Les charges précises retenues contre lui restent, pour l’heure, inconnues. Selon son avocat, elles ne devraient être officiellement connues que lundi.

Une vidéo à l’origine de l’affaire

D’après son entourage et le mouvement qu’il coordonne, la procédure ferait suite à une vidéo publiée par Oumar Sarr dans laquelle il dénonçait les odeurs nauséabondes qu’il qualifiait de toxiques, provenant d’usines implantées dans la Zone économique spéciale (ZES) de Sandiara.

Le Mouvement pour l’Intérêt de Sandiara est rapidement monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une arrestation liée à une contestation portant sur les nuisances olfactives auxquelles seraient confrontées certaines populations locales.

Dans une déclaration transmise à Dakaractu Mbour, le mouvement affirme que son coordinateur a été arrêté « suite à une vidéo qu’il avait faite pour contester les odeurs nauséabondes et toxiques qui viennent des usines installées dans la ZES de Sandiara ».

Le mouvement réclame sa libération et lance, dans la foulée, le mot d’ordre : « Free Omar Sarr ».

Les charges encore inconnues

Sur le plan judiciaire, la prudence reste toutefois de mise. À ce stade, les accusations exactes visant Oumar Sarr n’ont pas encore été rendues publiques.

Il convient donc de distinguer les déclarations du Mouvement pour l’Intérêt de Sandiara du contenu précis de la procédure judiciaire, qui devrait être davantage clarifié lundi, selon les indications de l’avocat du mis en cause.

Cette affaire intervient alors que la question des nuisances olfactives liées à certaines activités industrielles de la ZES de Sandiara suscite régulièrement des préoccupations et des réactions chez certains acteurs locaux.

Avec le placement sous instruction d’Oumar Sarr « Nittu Degg », le dossier prend désormais une tournure judiciaire et pourrait raviver le débat autour de la cohabitation entre activités industrielles, protection de l’environnement et préoccupations des populations riveraines.

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