Le député Thierno Alassane Sall a réagi au report de la séance de l’Assemblée nationale consacrée à la proposition de loi portant modification du Code pétrolier. Dans une publication sur X, il présente ce report comme une conséquence de la saisine du Conseil constitutionnel par Kiiraay et dénonce ce qu’il considère comme les effets des rivalités politiques sur le fonctionnement des institutions.
Pour le parlementaire, cette situation constitue une «défaite cinglante pour le Sénégal, sa stabilité et sa notation financière».
Thierno Alassane Sall estime que l’Assemblée nationale, «pourtant convoquée en session extraordinaire, pour des motifs prétendument impératifs», a finalement reporté la séance prévue ce matin. Selon son analyse, ce report serait lié à la démarche de Kiiraay, dont la saisine du Conseil constitutionnel aurait pour effet de bloquer l’examen du texte, initialement inscrit à l’ordre du jour de l’après-midi.
Le député évoque ainsi une «réponse du berger Pastef à la bergère Kiiraay» et dénonce un «match nul entre les factions politiciennes».
TAS dénonce les rivalités politiques
Dans sa réaction, Thierno Alassane Sall accuse les dirigeants du pays d’être «élus sur des promesses de rupture qu’ils sont incapables d’assumer, tant ils sont aveuglés par leurs rivalités». Il estime que ces affrontements politiques finissent par prendre le Sénégal en otage.
Le parlementaire met également en garde contre les conséquences potentielles d’une telle situation, en s’appuyant sur l’expérience de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
«Une crise ouverte survient rarement de manière brutale», affirme-t-il. Selon lui, elle peut être précédée par une crise larvée, marquée par des «répétitions de coups et de contrecoups qui finissent par miner le pays, ne laissant comme issue que les solutions extrêmes».
Un appel aux citoyens
Face à ce qu’il considère comme une dérive préoccupante, Thierno Alassane Sall appelle les citoyens à se mobiliser. Il estime qu’eux-mêmes et leurs enfants pourraient être les premiers à subir les conséquences de ces tensions politiques.
«Exprimons-nous ! Trop, c’est trop», écrit-il, avant d’appeler le Pastef et Kiiraay à «s’occuper des sénégalais et non des prochaines élections».
Ces déclarations interviennent alors que le calendrier parlementaire autour de la modification du Code pétrolier fait l’objet de tensions et de démarches institutionnelles.
