View of the hand of Zoe, a newborn quadruplet, at the Ramon Sarda Maternity Hospital in Buenos Aires, on July 7, 2020, amid the new coronavirus pandemic. - Adriana Beramendi gave birth to the babies about 1,500 km away from her Bolivian husband, who is not allowed to enter Argentina since the borders remain closed to prevent the spread of the new coronavirus. (Photo by RONALDO SCHEMIDT / AFP)

Les faits ont eu lieu à Kafountine dans le sud du Sénégal. Il est environ 9 heures, dimanche 27 septembre 2026, lorsqu’un passant qui revenait des champs aperçoit deux femmes (des Nigérianes) au comportement suspect, creusant un trou à l’écart, derrière l’enseigne «Oussouye Bar». Intrigué, il alerte des jeunes du village. Ceux-ci s’approchent discrètement et découvrent, avec stupeur, une fosse fraîchement creusée et, à l’intérieur, le corps sans vie d’un nouveau-né enveloppé dans un sachet en plastique.

Le corps du nouveau-né enveloppé dans un sachet en plastique

«On a vu une fosse fraîchement creusée. Quand on a demandé ce qu’elles faisaient, elles ont commencé à trembler», raconte un témoin Interrogé par L’OBS. Lorsqu’elles se sentent découvertes, les deux femmes prennent la fuite, abandonnant sur place le corps du nouveau-né, enveloppé dans un sachet en plastique. Mais elles sont rapidement rattrapées par les jeunes du village, qui les empêchent de s’échapper. La foule se forme, la consternation est totale.

La gendarmerie, alertée, se rend aussitôt sur les lieux, accompagnée de l’Infirmier-chef du poste (Icp) de santé de Kafountine pour les premières constatations d’usage. Les deux mises en cause sont conduites à la Brigade de gendarmerie de Kafountine pour les besoins de l’enquête. Sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Ziguinchor, le corps du nouveau-né a été exhumé.

D’après les premières informations, il s’agirait d’un cas d’infanticide. «L’une d’entre elles serait la mère de l’enfant», soutiennent les sources de L’OBS. La gendarmerie a ouvert une enquête pour faire la lumière sur les circonstances exactes du drame. Trois hypothèses sont envisagées : un accouchement clandestin, un enfant mort-né, ou un infanticide. Les deux femmes nigérianes arrêtées sont, pour l’heure, gardées dans les locaux de la gendarmerie. L’enquête suit son cours. Elle devra déterminer les responsabilités.

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