Le ton monte entre les autorités universitaires et les étudiants à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Le Collectif des Amicales a lancé un mot d’ordre ferme : aucun étudiant ne doit regagner les campus tant qu’un nouveau communiqué officiel n’aura pas été publié.
Cette directive intervient alors que les autorités ont opté pour une réouverture progressive des campus. Deux pavillons, abritant plus de 2 000 étudiants, restent toutefois fermés. Une décision que le Collectif qualifie d’inégalitaire et prise sans concertation préalable avec les représentants des étudiants.
Dans son communiqué N°055/CA-UCAD, la structure faîtière de représentation estudiantine dénonce une « logique d’imposition » de la part des autorités sénégalaises. Selon elle, plusieurs rencontres auraient été organisées sans la participation des délégués étudiants.
Face à cette situation, le Collectif formule trois exigences qu’il juge non négociables : la levée des suspensions des amicales, considérées comme illégales et susceptibles d’être contestées devant la Cour suprême ; la tenue de nouvelles assises pour discuter des réformes dans un cadre jugé sincère ; ainsi que la prise en charge des étudiants blessés et la réouverture de l’ensemble des pavillons, sans distinction.
Le communiqué revient également sur le décès du camarade Abdoulaye Ba, dont les circonstances font l’objet d’une enquête suivie de près par le Collectif. Un drame qui ajoute à la gravité d’une crise déjà profonde au sein de l’université.
Tout en réaffirmant son ouverture au dialogue, le Collectif prévient qu’il ne saurait accepter une « pensée unique » imposée, et assure maintenir son engagement total pour la défense des intérêts de la communauté étudiante.
