Avec 1,3 million d’hectares affectés dans la sous-région et les pertes potentielles estimées à 300 milliards de FCfa, le péril acridien n’est pas qu’une simple menace biologique. Selon les prévisions des experts, la menace pourrait subsister le long du fleuve Sénégal jusqu’à mi-mars 2026. C’est dans ce sens que la commission de l’Uemoa a remis une contribution de 100 millions de FCfa à la Direction de protection des végétaux (Dpv).
RUFISQUE – Le péril acridien constitue une sérieuse menace pour le secteur agricole. Pour aider à faire face à ce défi, la Commission de l’Uemoa à la gestion du risque acridien au Sénégal a remis une contribution de 100 millions de FCfa à la Direction de protection des végétaux (Dpv). Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, le Dr Mabouba Diagne, qui a présidé la cérémonie, le 20 février, a salué la synergie dans la lutte contre les criquets pèlerins. « Quand nous voyons les efforts que nos pays, les pays de l’Union, sont en train de faire pour lutter contre les attaques du criquet, cela me conforte dans l’idée qu’ensemble nous pouvons espérer gagner la bataille », déclare-t-il. Selon lui, ces actions coordonnées sont plus que nécessaires dans la mesure où, dit-il, ces criquets pèlerins migrent très vite et menacent les cultures et la souveraineté agricole. Dans ce sens, Mabouba Diagne a salué à sa juste valeur l’appui financier de la Commission de l’Uemoa à la Dpv. « Ladite contribution, d’une valeur de 100 millions de FCfa, constitue une réponse concrète et efficace au défi que posent les invasions acridiennes dans notre espace communautaire », affirme-t-il. Ainsi, a rassuré le ministre, cette aide servira prioritairement à la surveillance, à la prospection et aux opérations de pulvérisation sur le terrain. Pour Amadou Tchambou, représentant résident de la Commission de l’Uemoa, au-delà de magnifier l’effort de tous les acteurs au traitement d’environ 1100 hectares afin de juguler le fléau au Sénégal, il faut un usage responsable de ces ressources octroyées. « Je voudrais donc vous inviter à une utilisation efficiente des ressources financières allouées dans le cadre d’une mise en œuvre rigoureuse du plan national d’urgence anti-acridien, avec une planification efficace et un suivi du dispositif mis en place, afin d’espérer engranger les résultats escomptés », lance-t-il.

