Alors que l’émotion reste vive après le décès tragique de Khadija Sow Seck, l’affaire prend une nouvelle tournure judiciaire avec la requalification des faits en meurtre visant son époux, Moustapha Seck. Face à la pression de l’opinion et à la circulation de nombreuses informations, les familles des prévenus sortent du silence et livrent leur version des faits, évoquant un drame aux causes médicales et accidentelles. À en croire Moustapha Seck, époux de la victime, Khadija se serait plainte de maux de tête avant de s’écrouler, heurtant une commode; rapporte Actusen .
Il s’agit de Me Abdi Nar Ndiaye, un des avocats de la famille Seck, qui a envoyé à votre canard le communiqué en question, rendu public hier. Dans le document, nous pouvons apprendre que le dossier a pris une nouvelle tournure avec la requalification des faits en meurtre visant Moustapha Seck, époux de la victime. Une décision jugée « incompréhensible » par les proches, qui affirment qu’aucun élément nouveau connu à ce stade ne justifie un tel basculement dans la qualification pénale.
Dans un communiqué rendu public par Me Abdi Nar Ndiaye, un des avocats des mis en cause, la famille Seck soutient qu’aucune preuve formelle ne permet d’établir que l’époux de Khadija Sow ait exercé des violences sur la victime
S’appuyant ainsi sur les éléments suivis par les avocats de la défense, la famille Seck soutient qu’aucune preuve formelle ne permet d’établir que l’époux ait exercé des violences sur la victime. Mieux, indique-t-elle, le certificat médical ne conclurait pas à une mort provoquée par des coups ou des actes violents.
Si les résultats de l’autopsie indiquent un « mécanisme contondant », la famille s’est employée à relativiser en ces termes : “tout objet ou surface dure pouvant provoquer un choc, y compris dans le cadre d’une chute accidentelle, notamment contre un meuble”Les constatations médico-légales font état d’un hématome au niveau du cuir chevelu, attribué à un « mécanisme contondant ». Une formulation que la famille s’emploie à relativiser, expliquant qu’en médecine légale, ce terme peut désigner tout choc contre une surface dure, y compris dans le cadre d’une chute accidentelle, comme contre un meuble.
« Moustapha Seck indique que son épouse s’était plainte de maux de tête avant de chuter dans la chambre et de heurter une commode, puis de faire un malaise quelques heures plus tard », peut-on lire dans le document
C’est précisément cette hypothèse que défend Moustapha Seck. Selon ses déclarations, reprises dans le communiqué, son épouse s’était plainte de maux de tête avant de tomber dans leur chambre, heurtant une commode. Elle aurait ensuite été victime d’un malaise quelques heures plus tard. Une version que la famille estime compatible avec les éléments médicaux disponibles. Ces mêmes éléments mentionneraient également l’existence d’une cardiopathie dilatée décompensée, une pathologie grave susceptible d’entraîner un décès soudain. Un point que les proches présentent comme déterminant dans la compréhension du drame.
La famille manifeste sa préoccupation suite à l’arrestation de Ousmane Mbaye et de Marème Fall, poursuivis pour non-assistance à personne en danger
Autre élément mis en avant, le comportement de Moustapha Seck après les faits. La famille souligne qu’il aurait lui-même pris l’initiative de conduire son épouse à l’hôpital dans l’espoir de lui sauver la vie, un geste qu’elle interprète comme une preuve de son assistance et non comme un indice de culpabilité. Dans le même sillage, elle manifeste sa préoccupation suite à l’arrestation de Ousmane Mbaye et de Marème Fall, poursuivis pour non-assistance à personne en danger. Selon eux, rien dans les faits connus ne permet d’établir une abstention fautive, la victime ayant été prise en charge et transportée vers une structure sanitaire.
