Dans une déclaration rendue publique hier, la Fédération des syndicats de la santé a tiré la sonnette d’alarme sur une « dégradation continue » du système de santé. Elle annonce une grève générale de 72 heures allant du 22 au 24 avril. Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par « le silence des autorités » face à des dysfonctionnements jugés persistants, rapporte le Soleil.sn.
La F2S estime que la situation du secteur sanitaire et social « ne cesse d’empirer », dénonçant une « politique de pourrissement » qui pourrait, selon elle, entraîner des conséquences graves. Parmi les risques évoqués figurent une recrudescence d’épidémies et une prise en charge de plus en plus défaillante des patients, symptômes d’un « manque » de vision stratégique et d’une gouvernance « chaotique ».
D’aprés leSoleil.sn, les organisations syndicales membres de la plateforme ont également pointé un décalage croissant entre les ambitions affichées dans l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 » et les actes posés. Elles se sont inquiétées de la baisse significative du budget alloué à la santé, estimé à près de 50 milliards de FCfa. Une contraction jugée préoccupante alors même que certaines pathologies, comme la lèpre, des zoonoses telles que le Mpox ou la fièvre de la vallée du Rift, connaissent un regain La gestion des ressources humaines est également critiquée. La F2S a évoqué des nominations « sans profil requis », qu’elle attribue à des considérations politiques. En outre, ces syndicats dénoncent le non-respect des engagements pris par l’État, particulièrement ceux issus des accords signés en 2022 et 2023. Ces accords portaient sur les carrières, les recrutements et l’amélioration des conditions de travail ; des points restés en suspens
