Salaires bloqués, structures paralysées : le piratage informatique du Trésor Public risque d’avoir de lourdes conséquences sur la Tabaski des fonctionnaires.

La panne du système informatique du Trésor public, consécutive à la cyberattaque survenue le 10 mai dernier, commence à produire de lourdes conséquences dans l’administration sénégalaise. Dans un communiqué de presse, Omar Dramé, coordonnateur du Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise (Ciaas), a décrit une situation «extrêmement pénible» qui touche déjà plusieurs secteurs de l’administration publique et parapublique. «Je ne peux pas donner le nombre exact d’agents concernés, mais rien qu’au niveau de la pêche, il y a 650 personnes qui n’ont pas encore reçu leur prime de motivation», a-t-il révélé.

Salaires bloqués, structures paralysées : le piratage informatique du Trésor Public risque d’avoir de lourdes conséquences sur la Tabaski des fonctionnaires.

La panne du système informatique du Trésor public, consécutive à la cyberattaque survenue le 10 mai dernier, commence à produire de lourdes conséquences dans l’administration sénégalaise. Dans un communiqué de presse, Omar Dramé, coordonnateur du Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise (Ciaas), a décrit une situation «extrêmement pénible» qui touche déjà plusieurs secteurs de l’administration publique et parapublique. «Je ne peux pas donner le nombre exact d’agents concernés, mais rien qu’au niveau de la pêche, il y a 650 personnes qui n’ont pas encore reçu leur prime de motivation», a-t-il révélé.

Cette situation commence également à impacter le fonctionnement quotidien des administrations. «Certaines structures ministérielles sont complètement bloquées parce qu’elles ne peuvent plus faire de bons de commande à cause des défauts de virement», alerte le coordonnateur du Ciaas repris par L’OBS. À dix jours de la Tabaski, le collectif craint une aggravation de la crise sociale, si aucune solution rapide n’est trouvée. «La situation est tellement pénible alors qu’on est à l’approche de la Tabaski. Si ça ne se décante pas, ça va être terrible», prévient Omar Dramé. Le collectif estime que l’absence de communication officielle depuis l’annonce de la cyberattaque entretient l’angoisse au sein des travailleurs. «Ce qui nous intrigue, c’est l’absence de communication sur l’état d’avancement de la situation, hormis le communiqué qui avait été publié pour annoncer l’attaque. Nous ne savons pas quand le système reviendra à la normale», regrette-t-il.

Dans son communiqué, le Ciaas considère que cette paralysie de la chaîne de paiement de l’État provoque des «conséquences sociales sans précédent” pour des milliers de familles sénégalaises. Le collectif rappelle que les blocages touchent aussi bien les salaires des fonctionnaires, les primes des agents, les rémunérations des contractuels publics et parapublics que le règlement des fournisseurs et les engagements liés au fonctionnement des ministères. Selon le collectif, cette situation intervient dans une période particulièrement sensible. «De nombreux agents se trouvent dans l’incapacité de faire face aux dépenses essentielles, notamment l’achat du mouton de la fête», souligne le document, qui évoque également les difficultés rencontrées par la communauté chrétienne en pleine période de communions.Des solutions alternatives réclaméesFace à l’urgence, le Ciaas demande aux autorités de mettre en place des mécanismes provisoires de paiement. «Si le système ne répond pas, ils n’ont qu’à trouver d’autres alternatives, notamment le paiement en billetage au niveau du Trésor dans tout le Sénégal», propose Omar Dramé.

Dans son communiqué, le Ciaas considère que cette paralysie de la chaîne de paiement de l’État provoque des «conséquences sociales sans précédent” pour des milliers de familles sénégalaises. Le collectif rappelle que les blocages touchent aussi bien les salaires des fonctionnaires, les primes des agents, les rémunérations des contractuels publics et parapublics que le règlement des fournisseurs et les engagements liés au fonctionnement des ministères. Selon le collectif, cette situation intervient dans une période particulièrement sensible. «De nombreux agents se trouvent dans l’incapacité de faire face aux dépenses essentielles, notamment l’achat du mouton de la fête», souligne le document, qui évoque également les difficultés rencontrées par la communauté chrétienne en pleine période de communions.Des solutions alternatives réclaméesFace à l’urgence, le Ciaas demande aux autorités de mettre en place des mécanismes provisoires de paiement. «Si le système ne répond pas, ils n’ont qu’à trouver d’autres alternatives, notamment le paiement en billetage au niveau du Trésor dans tout le Sénégal», propose Omar Dramé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *