Le Secrétariat exécutif national (SEN) de l’Alliance pour la République (APR) est monté au créneau pour commenter la situation politique actuelle marquée par les récents bouleversements au sommet de l’État, notamment le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et la mise en place d’un nouveau gouvernement dirigé par Al Aminou Lô.

Dans un communiqué envoyé à exclusif.net, le parti de l’ancien président Macky Sall estime que ces évolutions traduisent une crise profonde au sein du pouvoir et révèlent, selon lui, « l’échec du projet politique de Pastef ». L’APR évoque des tensions internes, des rivalités d’influence et une gouvernance qu’elle juge fragilisée par des conflits de leadership. Le SEN dresse un constat sévère de la gestion du régime en place, qu’il accuse de pilotage à vue et d’incapacité à mettre en œuvre les réformes annoncées. Le parti dénonce une communication politique jugée « fondée sur des slogans » et estime que les préoccupations quotidiennes des Sénégalais, notamment le pouvoir d’achat, le chômage des jeunes et les difficultés des entreprises, ne sont pas suffisamment prises en charge. Pour l’APR, la recomposition gouvernementale récente ne constitue pas une réponse aux défis du pays, mais plutôt une tentative de gestion de crise interne. Le parti estime que les mêmes causes produiront les mêmes effets en l’absence de vision cohérente et de stabilité politique.

Sur le plan institutionnel, l’APR annonce son soutien au recours introduit par des députés de l’opposition devant le Conseil constitutionnel. Le parti appelle au respect strict de la légalité républicaine et met en garde contre toute interprétation politique des textes fondamentaux. Dans le même temps, le SEN lance un appel à la mobilisation des forces vives de la Nation, incluant partis politiques, société civile, syndicats et acteurs économiques, afin de préserver la stabilité des institutions et l’image du Sénégal.

Sur le plan interne, l’APR annonce une vaste restructuration de ses instances avec la relance des activités à la base et la finalisation, d’ici mi-juillet 2026, de la mise en place des Secrétariats exécutifs locaux. Le parti entend ainsi renforcer son implantation territoriale et soutenir les initiatives du Front pour la défense de la République (FDR). Le communiqué est également marqué par plusieurs nominations. Le capitaine Dièye est désigné secrétaire national chargé des questions de défense, tandis que le commissaire Cheikhna Keïta devient secrétaire national chargé de la sécurité et de la sûreté nationales. L’universitaire Cheikh Ahmet Tidiane Ly prend la tête de la Cellule Suivi-Évaluation-Qualité du parti. Au sein du Réseau des universitaires républicains (RUR), la professeure Ndèye Ngom est nommée coordinatrice adjointe, aux côtés de l’enseignant-chercheur Aboubacry Sokomo.

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