Ousmane Sonkoye, ses députés, cherchent à créer un faux débat sur la révision de la Constitution, parce qu’ils savent en âme et conscience que les députés ne peuvent pas réviser la Constitution sans l’aval du Président de la République. Je vais vous expliquer concrètement comment ça se passe, la révision de la Constitution. C’est l’article 103 de la Constitution qui prévoit les conditions dans lesquelles notre Constitution peut être révisée. L’aliéna 1 de l’article 103 prévoit ceci. L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurrentement au Président de la République et aux députés. L’aliéna 2 nous dit que le Premier ministre peut proposer au Président de la République une révision de la Constitution. L’aliéna 3 de l’article 103 de la Constitution nous dit ceci. Le projet ou la proposition de loi. On parle de projet de loi lorsque l’initiative émane du Président de la République et de proposition de loi lorsque l’initiative émane des députés. Donc l’aliéna 3 de l’article 103 de la Constitution nous dit le projet ou la proposition de loi sera adoptée par l’Assemblée Nationale selon la procédure prévue par l’article 71 de la Constitution.

Que prévoit l’article 71 de la Constitution ?

C’est que la loi qui est votée par l’Assemblée Nationale doit immédiatement être envoyée au Président de la République pour sa promulgation. Le Président de la République attend l’expiration des délais de recours pour promulguer cette loi dans les 8 jours francs. Le même aliéna 3 de l’article 103 nous dit que la révision ne sera définitive que lorsque cette loi votée par les députés promulguée par le Président de la République aura été approuvée par référendum. C’est quoi le référendum ? Le référendum c’est une procédure de vote par laquelle le Président de la République soumet au peuple une question relative à un texte de loi qui a été
soit adopté par l’Assemblée Nationale, soit un projet de loi où lui-même il souhaite que le peuple se prononce. Si vous comprenez jusqu’ici c’est bon, je vais vous le résumer en une phrase appliquée au fait. Cela veut dire que l’initiative de la proposition de loi de Ousmane Somko et leurs députés, lorsqu’ils vont voter cette loi, si le Président de la République promulgue la loi, tant que le Président n’organise pas une élection par référendum pour demander au peuple si oui ou non vous êtes d’accord, la loi qui est votée par les députés n’aura aucun effet. Maintenant si c’est le Président de la République qui soumet le projet de loi de révision de la Constitution, l’Assemblée Nationale va juste voter avec les trois cinquièmes. Dans ce cas la loi sera adoptée et le Président
va promulguer et la révision sera définitive. Sauf si les députés refusent de voter, dans ce cas le Président sera obligé de soumettre au référendum. Vous comprenez maintenant pourquoi je vous dis que Ousmane Sonko et ses députés cherchent à créer un faux débat autour de la question de la révision de la Constitution. Parce qu’il est conscient que la loi qu’ils vont voter ne pourra pas apporter de modification de la Constitution tant que le Président de la République n’organise pas un référendum. Et la Constitution ne fixe aucun délai au Président afin qu’il organise un référendum. Il peut organiser le référendum quand il le souhaite. Vous allez me poser la question maintenant en me disant, s’il connaît toutes ces conditions, pourquoi il se précipite pour présenter une proposition de loi pour la révision de la Constitution ?

Mais il cherche trois choses.
La première, c’est qu’il ne veut pas que l’initiative de la révision de la Constitution vienne du Président de la République. Parce que dans ce cas, Ousmane Somko et ses députés auront deux choix. Soit ils votent la loi, et dans ce cas les gens vont dire que le Président a révisé la Constitution. Soit ils refusent, et dans ce cas le Président va soumettre au référendum. Et lui, il ne veut pas
cela. Il veut créer des tiraillements entre les institutions parce qu’il ne supporte pas le fait d’être éjecté de la prémature. Alors, il se précipite, il présente cette proposition de loi, sachant que si le Président n’organise pas un référendum, ça ne passera pas. Il veut faire croire au peuple que c’est le Président qui ne veut pas que les choses avancent. C’est le Président qui cherche à créer des problèmes entre les institutions. Mais lui, il n’a rien fait. La deuxième raison, c’est que Ousmane Somko cherche à faire fuir le FMI
afin qu’il ne finance pas le gouvernement dans ses projets.

Vous savez qu’actuellement, le FMI est là et est en train de discuter avec le gouvernement sur comment financer leurs projets.
Qu’est-ce qui peut faire fuir le FMI ?

C’est de supposer qu’il y a une crise institutionnelle au Sénégal. Le FMI n’est pas une banque. Il travaille avec des investisseurs qui prennent leur argent, le donnent au FMI, et en retour, le FMI finance les pays sous-développés et les pays en voie de développement. Ces investisseurs ne donnent pas leur argent aux pays où il y a une insécurité. C’est dû à des problèmes territoriaux ou à des crises institutionnelles. Alors, pourquoi le FMI va-t-il refuser actuellement de travailler avec le Sénégal ? Sachant que la personne qui faisait ces déclarations a parlé publiquement pour dire que ce que je disais, je ne le maîtrisais pas du tout. Mais si aujourd’hui, le FMI est là, en train de discuter avec le gouvernement du Sénégal et se rend compte qu’il y a un faux débat qui est soulevé sur une supposée crise institutionnelle, parce qu’aujourd’hui, ils ont leur télévision, leurs faux spécialistes de juristes, leurs faux journalistes et leurs faux chroniqueurs qui disent que c’est Ousmane Sonko qui tire les ficelles. Il y aura probablement une crise institutionnelle si le président ne fait pas ce que Ousmane Sonko veut par rapport à la proposition de loi révisant la Constitution. Comme ça, le FMI va fuir en disant que non, ce n’est pas sûr, les investisseurs ne vont pas vous laisser leur argent. La troisième raison qui justifie ce comportement de Ousmane Sonko et ses députés, c’est qu’il cherche un sujet de campagne électorale. Je vous pose la question, vous, peuple sénégalais, nous, peuple sénégalais, pourquoi Ousmane Sonko, parmi les quatre avant-projets du président Bassé Rougiou, il a choisi celui de la Constitution. Pourquoi il n’a pas choisi l’avant-projet relatif au code électoral ? Parce qu’il sait que si on modifie maintenant le code électoral, cette modification va abroger les lois d’urgence que ses députés ont votées lui permettant d’être éligibles en 2022. Donc, si vous dites que Ousmane Sonko travaille pour le peuple, j’aimerais savoir de quel peuple vous nous parlez. Ce n’est pas nous, peuple sénégalais, il travaille pour lui-même. Il sait
qu’actuellement, la préoccupation du gouvernement, ça doit être l’hivernage, l’organisation des JO qui arrive bientôt dans quelques mois. Maintenant, il sait aussi que le président va dissoudre l’Assemblée nationale. Et lui, il n’a pas de sujet de campagne électorale, alors qu’il lui faut un thème où il va continuer de manipuler. En 2022, qu’est-ce qu’il avait comme thème de campagne électorale ? Que c’est le président Makissal qui aidait les homosexuels au Sénégal. C’est comme ça que les sénégalais ont voté pour lui. En 2024, c’était quoi son sujet de campagne électorale ? Le président Makissal a contracté une dette avec beaucoup d’argent. Et
cet argent, il l’a utilisé à l’insu du peuple sénégalais. Qu’il y avait une dette cachée. C’est comme ça que le peuple a voté pour lui. Maintenant, il cherche son thème de campagne électorale qui consiste à dire quoi ? A dire au peuple sénégalais, je vous ai présenté un projet avec le PASTEF. Vous avez créé ce projet, vous nous avez élus. Malheureusement, on ne peut pas concrétiser ce projet parce qu’à chaque fois que je veux faire ce dont vous nous avez élus, on a le président qui nous empêche de faire notre travail. Il a dissous l’Assemblée nationale. Parce que nous vous représentons le peuple, nous contrôlons l’action du gouvernement et il ne
veut plus cela. J’ai présenté une proposition de loi pour qu’on révise la constitution afin que le président ne soit plus l’homme fort. Mais il ne veut pas non plus de cela parce qu’il refuse d’organiser un référendum où le peuple va donner son avis. Et comme ça, il va dire au peuple, si vous votez pour nous, on va changer les choses, on va faire ce pour quoi vous avez pris à ce projet. La même manipulation, la même pratique, les mêmes phrases, les mêmes déclarations, les mêmes dénigrements, la diffamation au quotidien.
Malheureusement pour toi, Ousmane Sonko, ton thème de campagne, c’est nous qui allons le

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