Les prévenus, parmi lesquels figurent deux militaires et un ancien policier, sont notamment soupçonnés d’avoir préparé des actions violentes contre des mosquées et des personnes juives
Six hommes comparaissent depuis le 23 juin devant le tribunal correctionnel de Paris dans un dossier instruit par le Parquet national antiterroriste (PNAT), portant sur un projet présumé d’actions violentes inspirées par l’idéologie d’extrême droite radicale. Cinq d’entre eux sont poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste, tandis qu’un ancien policier est jugé pour des faits liés à un trafic d’armes.
Selon les éléments du dossier rapportés par la presse française, l’enquête a débuté en juin 2023 après l’interpellation d’un homme à son domicile, où les gendarmes ont découvert plusieurs armes ainsi que du triacétone tripéroxyde (TATP), un explosif artisanal régulièrement utilisé dans des affaires de terrorisme. Les investigations menées par la suite ont conduit à la mise au jour d’un réseau composé de six hommes, dont deux militaires en activité au moment des faits.
Les enquêteurs soupçonnent les prévenus d’avoir partagé une idéologie néonazie et suprémaciste blanche, ainsi que d’avoir envisagé des actions violentes visant notamment des mosquées, des personnes de confession juive, des personnes LGBT+ et des militants de gauche. Les investigations ont également porté sur des échanges d’armes et de munitions entre plusieurs membres du groupe.
Le dossier fait état de saisies d’armes, de munitions et de composants explosifs. L’ancien policier renvoyé devant le tribunal est poursuivi pour son implication présumée dans un trafic d’armes, distincte de la qualification terroriste retenue contre les cinq autres prévenus.
L’ouverture du procès a été marquée par l’absence de l’un des accusés, Sullivan R., qui ne s’est pas présenté devant le tribunal selon Le Parisien. Les débats doivent se poursuivre jusqu’au 3 juillet.
Cette affaire relève du terrorisme d’extrême droite au regard de la qualification retenue par le PNAT et des poursuites engagées. Il appartient toutefois au tribunal de déterminer, à l’issue des audiences, la responsabilité pénale de chacun des prévenus, qui bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’au prononcé d’une décision définitive.
