Le Sénégal vibre au rythme des débats politiques, des performances des Lions et des polémiques qui alimentent les réseaux sociaux. Pendant ce temps, une information pourtant capitale est presque passée sous silence. Les résultats provisoires du baccalauréat 2026, rapporte Gfm

Les chiffres donnent le vertige.

Sur 177 443 candidats inscrits, 4 983 ne se sont même pas présentés aux épreuves.
Parmi les 172 460 candidats ayant composé, seuls 45 614 ont été admis d’office, soit 26,45 %.
Autrement dit, près de trois candidats sur quatre n’ont pas obtenu leur baccalauréat dès le premier groupe.

Certes, 55 135 candidats auront une seconde chance lors des épreuves du second groupe. Mais cela ne doit pas masquer une réalité préoccupante.
Au-delà des statistiques, il y a des milliers de jeunes confrontés au doute, à la déception et parfois au décrochage.

Il y a aussi près de 5 000 absents. Pourquoi ? Maladie ? Difficultés financières ? Abandon scolaire ? Grossesses précoces ? Travail ? Désespoir ? Nous ne le savons pas. Pourtant, ces absences méritent autant d’attention que les résultats eux-mêmes.

Cette situation devrait susciter un véritable débat national. Que nous disent ces chiffres.       Sur notre système éducatif ? Sur la préparation des élèves ? Sur les inégalités entre établissements ?
Sur les conditions d’apprentissage ? Sur l’orientation scolaire ?

Le baccalauréat n’est pas seulement un examen. C’est un indicateur de la santé de notre système éducatif et, plus largement, de notre capacité à préparer la jeunesse aux défis de demain.
Nous avons raison de nous passionner pour le football. Nous avons raison de suivre la vie politique.
Mais l’éducation devrait occuper une place au moins aussi importante dans nos conversations nationales.

Car une nation ne construit pas son avenir uniquement avec des victoires sportives ou des alternances politiques.

Elle le construit d’abord dans ses salles de classe.

Ces résultats ne sont pas une simple statistique. Ils doivent être un signal d’alarme.
Le véritable débat n’est peut-être pas seulement de savoir qui entraînera les Lions demain, mais aussi comment nous formerons les femmes et les hommes qui construiront le Sénégal de demain.

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