Les cours du pétrole montent un peu mercredi, après le rétablissement du blocus des ports iraniens, les investisseurs tentant de voir clair dans le revirement de Donald Trump sur l’imposition d’une taxe sur les navires en transit par le détroit d’Ormuz.

En matinée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, montait de 0,71% à 85,33$.

Celui de son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, progressait de 0,78% à 79,96$.

Mardi, les deux références du brut avaient atteint de nouveaux sommets depuis mi-juin, à respectivement 87,55 dollars et 81,27$ le baril.

Mais ils sont redescendus plus tard le même jour lorsque Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social qu’il renonçait à son projet évoqué la veille de taxe de 20% sur les navires passant par le détroit d’Ormuz, remplaçant cette idée par des accords commerciaux avec les États du Golfe.

Ses déclarations «introduisent un nouveau niveau de confusion dans le brouillard de droits de douane et de sanctions créé par cette Maison-Blanche», souligne John Evans, analyste chez PVM Energy.

En parallèle, la reprise du blocus naval effective depuis mardi et l’intensification des bombardements minent les efforts diplomatiques pour rendre durable le protocole d’accord signé le 17 juin par les États-Unis et l’Iran, qui entérinait le cessez-le-feu conclu en avril.

L’armée américaine dit avoir achevé mardi soir une nouvelle série de frappes sur des cibles militaires en Iran, qui a riposté mercredi en attaquant des installations américaines dans plusieurs pays du Golfe.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont également affirmé que le détroit d’Ormuz «resterait fermé jusqu’à ce que les États-Unis mettent fin à leurs actes d’agression».

Seuls sept navires de marchandises avaient emprunté le détroit lundi, au plus bas depuis le 13 juin, selon la société de suivi maritime Kpler.

La situation reste hautement incertaine. Stephen Innes, de SPI AM, estime que «si la reprise des flux dans le Golfe reste au point mort», «le cours du Brent pourrait dépasser les 110$ le baril avant la fin de l’année».

«À l’inverse, si la diplomatie reprenait le dessus et que la production se redressait plus rapidement, le cours du brut pourrait tout aussi bien chuter dans une fourchette de 60 à 70 dollars», spécule l’analyste.

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