S’exprimant ce mardi 21 juillet lors de la séance solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts), le président de la République a appelé à la création d’un «Pacte national de souveraineté alimentaire». Face à la dépendance extérieure du pays, le chef de l’Etat entend adosser l’agriculture nationale aux innovations technologiques, tout en sonnant l’alarme sur le recul des filières scientifiques à l’école.
«La souveraineté ne se décrète pas. Elle se construit méthodiquement.» C’est par cette affirmation tranchante que le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, a posé les bases stratégiques de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 devant les membres de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts).
Refusant une dépendance alimentaire extérieure qualifiée de «coûteuse, risquée et stratégiquement vulnérable», le Président a lancé un appel solennel à bâtir un système agro-sylvo-pastoral et halieutique résilient face aux chocs climatiques et économiques. L’objectif se veut pragmatique : «Permettre à nos concitoyens de produire davantage ce qu’ils consomment, et de consommer davantage ce qu’ils produisent.»
Un «Pacte national» guidé par la science et l’Intelligence artificielle
Pour le Président Faye, cette souveraineté ne saurait se réduire à un simple slogan ou à une énième politique sectorielle. Elle repose sur une transformation en profondeur des chaînes de valeur. Diversification des productions, modernisation du secteur, réduction drastique des pertes post-récolte et maîtrise des intrants grâce à l’agriculture de précision et à l’Intelligence artificielle figurent au cœur de la feuille de route.
Le président de la République a également insisté sur le volet nutritionnel, rappelant que le Sénégal reste confronté à la malnutrition chronique, aux carences et à la hausse du surpoids. L’accès à une alimentation saine, diversifiée et adaptée aux réalités culturelles reste une priorité absolue pour nourrir la population «dans la dignité».
«J’appelle à un Pacte national de souveraineté alimentaire, fondé sur la science, la technologie et l’innovation, sur la responsabilité collective et sur l’action concertée», a soutenu le chef de l’État, invitant chercheurs, femmes, jeunes producteurs, secteur privé et diaspora scientifique à unir leurs forces.
Alerte sur la série S1 et création d’un Concours national de sciences
Qualifiant l’Ansts de «conscience scientifique» de la Nation, Bassirou Diomaye Faye a profité de ce forum d’élite pour lancer une alerte sur le système éducatif sénégalais. Le Président a vivement déploré le «recul préoccupant» des filières scientifiques, illustré par la disparition progressive de la série S1, filière d’excellence consacrée aux mathématiques et à la physique.
Pour inverser cette tendance et susciter de nouvelles vocations chez les plus jeunes, le chef de l’Etat a annoncé l’institution d’un Concours national de mathématiques, sciences et technologie, couvrant les cycles de l’élémentaire au secondaire. Une mesure concrète destinée à raviver le goût du savoir et à former les cadres techniques dont le pays aura besoin pour concrétiser ses ambitions d’autosuffisance d’ici 2050.
«La souveraineté ne se décrète pas. Elle se construit méthodiquement.» C’est par cette affirmation tranchante que le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, a posé les bases stratégiques de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 devant les membres de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts).
Refusant une dépendance alimentaire extérieure qualifiée de «coûteuse, risquée et stratégiquement vulnérable», le Président a lancé un appel solennel à bâtir un système agro-sylvo-pastoral et halieutique résilient face aux chocs climatiques et économiques. L’objectif se veut pragmatique : «Permettre à nos concitoyens de produire davantage ce qu’ils consomment, et de consommer davantage ce qu’ils produisent.»
Un «Pacte national» guidé par la science et l’Intelligence artificielle
Pour le Président Faye, cette souveraineté ne saurait se réduire à un simple slogan ou à une énième politique sectorielle. Elle repose sur une transformation en profondeur des chaînes de valeur. Diversification des productions, modernisation du secteur, réduction drastique des pertes post-récolte et maîtrise des intrants grâce à l’agriculture de précision et à l’Intelligence artificielle figurent au cœur de la feuille de route.
Le président de la République a également insisté sur le volet nutritionnel, rappelant que le Sénégal reste confronté à la malnutrition chronique, aux carences et à la hausse du surpoids. L’accès à une alimentation saine, diversifiée et adaptée aux réalités culturelles reste une priorité absolue pour nourrir la population «dans la dignité».
«J’appelle à un Pacte national de souveraineté alimentaire, fondé sur la science, la technologie et l’innovation, sur la responsabilité collective et sur l’action concertée», a soutenu le chef de l’État, invitant chercheurs, femmes, jeunes producteurs, secteur privé et diaspora scientifique à unir leurs forces.
Alerte sur la série S1 et création d’un Concours national de sciences
Qualifiant l’Ansts de «conscience scientifique» de la Nation, Bassirou Diomaye Faye a profité de ce forum d’élite pour lancer une alerte sur le système éducatif sénégalais. Le Président a vivement déploré le «recul préoccupant» des filières scientifiques, illustré par la disparition progressive de la série S1, filière d’excellence consacrée aux mathématiques et à la physique.
Pour inverser cette tendance et susciter de nouvelles vocations chez les plus jeunes, le chef de l’Etat a annoncé l’institution d’un Concours national de mathématiques, sciences et technologie, couvrant les cycles de l’élémentaire au secondaire. Une mesure concrète destinée à raviver le goût du savoir et à former les cadres techniques dont le pays aura besoin pour concrétiser ses ambitions d’autosuffisance d’ici 2050.
