L’affaire s’est déroulée à Mbour. M. Niang, deuxième épouse de Ng. Diouf, a été répudiée après un différend conjugal. Selon le récit rapporté par L’Observateur, elle s’était rendue chez ses parents avant de revenir quelques jours plus tard au domicile conjugal pour récupérer ses effets personnels restés dans sa chambre.
Après avoir rassemblé ses affaires, elle quitte la pièce en prenant soin de fermer la porte, tout en emportant la clé. C’est à ce moment que son ex-coépouse, M. Diouf, intervient et lui demande de lui remettre la clé afin de récupérer le téléviseur installé dans la chambre, un appareil autour duquel la famille avait l’habitude de se retrouver.
Face au refus de M. Niang, la première épouse se retire dans la cuisine. Mais la situation dégénère lorsque la dame répudiée l’aurait suivie, l’insultant avant d’engager une altercation physique. Au cours de la bagarre, M. Niang mord violemment son ex-coépouse à la mâchoire gauche, lui causant une importante blessure avec arrachement de peau.
Évacuée à l’hôpital Thierno Mouhamadou Mansour Barro de Mbour, la victime s’est vu prescrire 15 jours d’incapacité temporaire de travail (ITT). Après avoir déposé une plainte, M. Niang a été interpellée, placée en garde à vue au commissariat central de Mbour, puis déférée au parquet avant d’être placée sous mandat de dépôt à la prison de Mbour.
Jugée jeudi dernier, la prévenue a reconnu les faits à la barre, exprimé ses regrets et présenté ses excuses. De son côté, la plaignante a évoqué une relation jusque-là cordiale avec son ex-coépouse : « Nous partagions tout. J’ai même accepté qu’elle installe le téléviseur dans sa chambre où toute la famille se réunissait. Raison pour laquelle, je n’ai pas compris son geste », a-t-elle déclaré.
Au terme de l’audience, M. Niang a été condamnée à trois mois de prison avec sursis et à verser 50 000 francs CFA de dommages et intérêts à la partie civile. La somme a été remise à la victime séance tenante par la famille de la prévenue.
