Les aliments riches en antioxydants pourraient aider à réduire le risque de cancer du col de l’utérus, selon une nouvelle étude.
Le cancer du col de l’utérus tue encore environ 750 femmes chaque année. La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) et le dépistage sont les meilleurs moyens de lutter contre ce cancer. Mais, un lien entre un régime riche en antioxydants et un risque moindre de développer la maladie a également été mis en lumière dans une nouvelle étude.
Cette dernière a été publiée dans la revue International Journal of Gynecology & Obstetrics, le 19 août 2026.
Cancer du col de l’utérus : une alimentation riche en antioxydants réduit les risques
Pour étudier l’impact de l’alimentation sur la santé des femmes, les chercheurs ont repris les données de 1.044 Américaines ayant participé à une enquête nationale sur la santé et la nutrition de 2003 à 2018. 174 participantes ont été touchées par un cancer du col de l’utérus. L’équipe a déterminé l’indice composite des antioxydants alimentaires (Composite Dietary Antioxidant Index CDAI), un score qui reflète le niveau d’apport en antioxydants de l’alimentation, de toutes les volontaires.
Les scientifiques ont ainsi découvert que chaque augmentation d’une unité de l’indice CDAI était associée à une diminution de 11,4 % de la prévalence du cancer du col de l’utérus. « Les participantes du tertile supérieur de l’indice CDAI (qui consomment le plus d’antioxydants, ndlr) présentaient une prévalence du cancer du col de l’utérus inférieure de 55,8 % à celle des participantes du tertile inférieur (celles qui ont l’apport le plus faible, NDLR) », précisent les auteurs dans leur étude.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires
Ces nouvelles données sont intéressantes pour la prévention du cancer du col de l’utérus. Toutefois, les fruits rouges et à coque, les légumes crucifères et colorés, ou encore le thé et le café – tous riches en antioxydants – ne doivent pas substituer à la vaccination et au dépistage. Ces deux outils médicaux restent les meilleurs moyens de se protéger contre ce cancer meurtrier et évitable.
De plus, « d’autres études prospectives sont nécessaires pour confirmer cette association et élucider les mécanismes sous-jacents », précisent les chercheurs dans leur communiqué.
