Dans une correspondance adressée au ministre de l’Énergie et du Pétrole, Abdourakhmane Diouf, Mamadou Lamine Diop, au nom des populations de Tougueu Peul et de Ndaye, dans la commune de Ndiébène Gandiol (département de Saint-Louis), plaide pour une prise en charge plus équitable de l’éclairage public et sollicite l’électrification des deux villages. Il demande également une audience pour exposer les préoccupations des habitants et échanger sur les solutions envisageables.

Les populations de Tougueu Peul et de Ndaye, dans la commune de Ndiébène Gandiol, département de Saint-Louis, souhaitent une intervention du ministre de l’Énergie et du Pétrole, Abdourakhmane Diouf, sur les conditions de prise en charge de l’éclairage public et l’électrification de leurs localités. Dans une correspondance signée par Mamadou Lamine Diop, leur représentant, les habitants dénoncent une différence de traitement entre les villages desservis par la SENELEC et ceux alimentés par des concessionnaires.

Une différence de prise en charge de l’éclairage public dénoncée

Au cœur de la démarche figure la question du financement de l’éclairage public. Selon Mamadou Lamine Diop, les habitants des villages directement desservis par la SENELEC bénéficient de ce service sans avoir à organiser mensuellement des collectes spécifiques. À l’inverse, les populations des localités alimentées par des concessionnaires seraient contraintes de se cotiser régulièrement pour assurer le fonctionnement de leur éclairage public.

Dans sa correspondance, le signataire estime que cette situation soulève une question d’équité entre les citoyens d’un même territoire. Il rappelle que les populations concernées sont soumises aux mêmes obligations et contribuent à l’effort collectif à travers les taxes et contributions applicables, notamment la Taxe sur les Ordures Ménagères (TOM).

« Cette situation nous paraît difficilement compréhensible et profondément injuste », écrit Mamadou Lamine Diop, qui s’interroge sur les raisons pour lesquelles le lieu de résidence ou le mode de gestion du réseau électrique devrait déterminer les conditions d’accès à l’éclairage public.

Pour le représentant des populations, l’éclairage public ne saurait être considéré comme un simple service secondaire. Il joue, selon lui, un rôle important dans la sécurité des personnes et des biens, la mobilité, les activités économiques et la qualité de vie des habitants. Il estime ainsi que ce service essentiel ne devrait pas constituer une charge supplémentaire pour certaines populations en raison du statut du concessionnaire qui dessert leur village.

Un plaidoyer pour une plus grande équité

Face à cette situation, Mamadou Lamine Diop sollicite l’intervention du ministre Abdourakhmane Diouf afin qu’une réflexion soit engagée sur les différences de prise en charge de l’éclairage public. L’objectif affiché est de parvenir à une solution permettant de réduire les disparités entre les populations concernées et de garantir un traitement plus équitable dans l’accès à ce service.

La démarche se veut avant tout constructive. Le signataire appelle à un examen de la situation et à l’identification de mécanismes susceptibles d’assurer une meilleure prise en charge de l’éclairage public dans les villages desservis par des concessionnaires.

Tougueu Peul et Ndaye réclament leur électrification

Au-delà de l’éclairage public, la correspondance porte également sur l’électrification des villages de Tougueu Peul et de Ndaye. Les populations souhaitent que leurs localités puissent bénéficier des prochains programmes d’électrification et que les études techniques nécessaires soient engagées.

Mamadou Lamine Diop tient toutefois à préciser que cette demande ne vise pas à remettre en cause les infrastructures déjà réalisées au profit de certaines populations de l’amont de Tougueu. Il souligne que les habitants concernés se réjouissent de l’électrification dont ces localités ont pu bénéficier.

« Notre demande n’est pas de retirer à certains ce qui leur a été accordé, mais de permettre à ceux qui attendent encore de bénéficier à leur tour de l’effort public », précise-t-il dans la correspondance.

Le signataire met notamment en avant la situation de Tougueu Peul, qu’il présente comme un village ancien et fortement peuplé, mais qui demeure, selon lui, insuffisamment desservi. Il souhaite que les besoins des deux localités soient examinés dans le cadre des futures initiatives publiques en matière d’accès à l’électricité.

Une demande d’audience auprès du ministre

Pour porter directement ces préoccupations auprès des autorités, Mamadou Lamine Diop sollicite une audience avec le ministre de l’Énergie et du Pétrole. Cette rencontre permettrait, selon lui, de présenter plus précisément la situation vécue par les populations, d’échanger sur les possibilités de correction des disparités dans la prise en charge de l’éclairage public et d’aborder les perspectives d’électrification de Tougueu Peul et de Ndaye.

Le représentant insiste sur le caractère pacifique et républicain de la démarche. Il précise que celle-ci ne vise aucune communauté et ne remet en cause aucun droit acquis, mais qu’elle repose sur une revendication d’équité dans l’accès aux services essentiels.

« Elle porte une seule exigence : que les populations d’un même territoire puissent bénéficier d’un traitement équitable dans l’accès aux services essentiels », affirme Mamadou Lamine Diop.

« L’équité ne consiste pas seulement à électrifier les villages »

Dans sa conclusion, le signataire élargit le débat à la question de l’égalité d’accès aux services publics. Il estime que les efforts d’électrification doivent être accompagnés d’une réflexion sur les conditions dans lesquelles les citoyens bénéficient des services liés à l’électricité, notamment l’éclairage public.

« Monsieur le Ministre, l’équité ne consiste pas seulement à électrifier les villages ; elle consiste aussi à faire en sorte que chaque citoyen puisse bénéficier des mêmes services publics sans supporter une charge différente selon son lieu de résidence », écrit-il.

Les populations de Tougueu Peul et de Ndaye espèrent ainsi une suite favorable à leur demande d’audience et une attention particulière du ministère à leurs préoccupations. À travers cette correspondance, elles souhaitent ouvrir un dialogue avec les autorités compétentes afin d’examiner les solutions possibles en matière d’éclairage public et d’électrification.

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