Une étude révèle un lien entre les capacités de raisonnement observées à 13 ans et le risque de déclin cognitif des décennies plus tard.
Les adolescents futés sont protégés de la démence. C’est ce que suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Alzheimer’s Research & Therapy. Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de l’université de Gothenburg (Suède) ont suivi 10.539 jeunes de 13 ans, nés en 1948. Leurs capacités de raisonnement ont été évaluées à cet âge-là, soit avant que n’apparaissent des différences majeures en matière de scolarité et de trajectoires sociales.
Les adolescents futés sont protégés de la démence. C’est ce que suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Alzheimer’s Research & Therapy. Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de l’université de Gothenburg (Suède) ont suivi 10.539 jeunes de 13 ans, nés en 1948. Leurs capacités de raisonnement ont été évaluées à cet âge-là, soit avant que n’apparaissent des différences majeures en matière de scolarité et de trajectoires sociales.
« Difficile de déterminer si les scores obtenus constituent un indicateur fiable du risque futur de démence »
D’après l’équipe, une fois la capacité de raisonnement durant l’enfance prise en compte, le niveau d’éducation atteint à l’âge adulte n’avait plus d’effet indépendant sur le risque de démence. Mais les auteurs appellent à la prudence : « les performances cognitives observées plus tard dans la vie ne dépendent pas uniquement des capacités de réflexion, elles reflètent également le niveau d’éducation, les expériences de vie et l’environnement familial. Il est donc difficile de déterminer si les scores obtenus à ces tests constituent un indicateur fiable du risque futur de démence. »
Bien que ces données ne puissent démontrer un lien de causalité, elles viennent étayer des précédentes preuves associant les fonctions cognitives précoces au risque de maladie ultérieur. Les scientifiques soulignent la nécessite de mener des recherches supplémentaires afin d’approfondir cette piste et de déterminer si le soutien à un développement cognitif sain durant l’enfance constitue l’un des meilleurs investissements à long terme pour prévenir la démence.
