La Brigade de recherches de Saly, relevant de la Gendarmerie de Mbour, a démantelé un vaste réseau présumé de trafic de drogue dure, de prostitution et de proxénétisme opérant dans plusieurs établissements nocturnes de la station balnéaire. Le principal suspect, Modou Diouf alias « Momo », présenté comme le « capo de Saly », a été interpellé avec plusieurs de ses complices à l’issue d’une opération minutieusement préparée.
Selon des renseignements concordants faisant état d’un trafic intense de crack dans certaines boîtes de nuit de Saly Portudal, les gendarmes ont mis en place un dispositif de surveillance ciblant Modou Diouf, identifié comme le principal animateur de ce réseau criminel.
Les faits se sont déroulés le 26 janvier, aux environs de 5 heures du matin. Alors qu’il quittait une boîte de nuit à bord d’une moto de marque TMAX, en compagnie de Latyr Dieng et d’une ressortissante nigériane nommée Jessica Tamara Diibra Sagbamaouri, le suspect a été interpellé à hauteur de la station Elton. Ce lieu avait été préalablement choisi pour une transaction de drogue avec un agent infiltré des forces de sécurité.
La fouille opérée lors de l’interpellation a permis la saisie de vingt boulettes de crack, estimées à 10 000 francs CFA l’unité, dissimulées dans les poches de Modou Diouf. Les enquêteurs ont également interpellé Salimata Maimouna Diop et Mariama Sarr, présentées comme des consommatrices régulières qui se ravitaillaient quotidiennement auprès du mis en cause.
Poursuivant leurs investigations, les gendarmes ont procédé à une commande contrôlée de 300 000 francs CFA afin de remonter jusqu’au fournisseur présumé, Gostime Obidike Udo, de nationalité nigériane, domicilié à Gandigal. Ce dernier a été arrêté derrière l’institut Dimbar de Saly, alors qu’il tentait de prendre la fuite. La fouille a permis de découvrir 50 grammes de crack en sa possession.
Au total, six personnes ont été mises en cause dans cette affaire, dont deux ressortissants nigérians. Les trois femmes interpellées, y compris la ressortissante nigériane, sont présentées comme des prostituées très actives au sein du réseau. L’ensemble des suspects a été déféré au parquet de Mbour le 30 janvier 2026.
