Et si le 30 avril 2027, le monde du jazz avait les yeux rivés sur le Sénégal ? C’est l’ambition portée par la ville de Saint-Louis, qui vient de déposer officiellement sa candidature pour accueillir l’édition 2027 de la Journée internationale du Jazz.
L’annonce a été faite ce week-end par Idriss Benjelloun, président de l’association Saint-Louis Jazz, lors d’un point de presse préparatoire à la 34e édition du Festival international de Jazz de Saint-Louis, prévue du 13 au 17 mai 2026.
« Saint-Louis porte officiellement sa candidature pour accueillir la Journée internationale du Jazz 2027, sous l’égide de l’UNESCO et du Herbie Hancock Institute of Jazz », a-t-il déclaré sur gfm .
« Le jazz n’est pas un invité, il est chez lui »
Pour Idriss Benjelloun, cette candidature est une évidence historique et culturelle. « Cette ambition est légitime. Dans la cité tricentenaire, le jazz n’est pas un invité, il est chez lui. La présence passée de grandes figures mondiales, telles que Herbie Hancock, le témoigne », a-t-il rappelé.
Saint-Louis n’est pas une inconnue sur la carte mondiale du jazz. Depuis 1992, son festival international a vu défiler les plus grands noms : Herbie Hancock, Joe Zawinul, Randy Weston, Alune Wade… La ville a fait du jazz un marqueur de son identité, un pont entre l’Afrique, l’Amérique et le reste du monde.
Un événement UNESCO pour la paix et le dialogue
Créée en 2011, la Journée internationale du Jazz est célébrée chaque 30 avril sous l’égide de l’UNESCO. Portée par le pianiste Herbie Hancock, ambassadeur de bonne volonté, elle promeut le jazz comme « outil de paix, de dialogue, de liberté et de coopération entre les peuples ».
Chaque année, une ville-hôte est désignée pour porter la célébration mondiale, avec un grand concert diffusé dans le monde entier. Après Paris, La Havane, Saint-Pétersbourg ou Le Cap, Saint-Louis espère inscrire le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest dans cette prestigieuse liste.
La décision finale reviendra à l’UNESCO et au Herbie Hancock Institute of Jazz. D’ici là, Saint-Louis joue sa partition : montrer que la cité du fleuve est prête, légitime, et que le 30 avril 2027, le jazz peut parler wolof.
