Certains régimes alimentaires seraient associés à une diminution de l’âge biologique, selon une nouvelle étude menée sur des seniors.

Changer son régime alimentaire pendant 4 semaines

Pour démontrer ce lien, les scientifiques ont recruté 104 participants âgés de 65 à 75 ans. Leur indice de masse corporelle (IMC) variait de 20 (poids normal) à 35 (obésité de niveau 1), ils étaient tous non-fumeurs, omnivores et ne présentaient pas de complication grave, allergie ou intolérance alimentaire.

Dans cette étude, ce qui intéressait les chercheurs c’était l’âge biologique des participants, qui reflète leur état de santé. Pour cela, ils se sont basés sur 20 biomarqueurs, dont le cholestérol, l’insuline ou la protéine C-réactive (CRP), produite en cas d’inflammation. Le taux de CRP sert à mesurer l’inflammation chronique de bas grade, un facteur de risque de plusieurs maladies comme celles cardiovasculaires, le diabète de type 2 ainsi que certains cancers.

Pendant quatre semaines, les 104 participants ont été répartis dans différents groupes, en fonction de l’alimentation qui leur a été imposée : 

une alimentation semi-végétarienne riche en glucides et pauvre en lipides, avec 70 % des protéines d’origine végétale.

un régime omnivore riche en lipides (graisses) et pauvre en glucides ;

une alimentation omnivore riche en glucides et pauvre en lipides ; 

un régime semi-végétarien riche en lipides et pauvre en glucides, avec 70 % des protéines d’origine végétale ;

Pour le rajeunissement biologique, le meilleur régime est l’omnivore riche en glucides

Résultat : après seulement quatre semaines, trois des quatre groupes ont présenté une diminution de leur âge biologique. Il s’agissait du régime omnivore riche en glucides puis, avec un impact un peu moins important, les participants des deux régimes semi-végétariens.

En revanche, il n’y avait pas de changement significatif chez les omnivores consommant plus de lipides. Ce régime était considéré comme le plus proche de l’alimentation habituelle des participants. 

« Il est trop tôt pour affirmer de manière définitive que des changements alimentaires spécifiques prolongent la vie, conclut Caitlin Andrews, chercheuse qui a dirigé l’étude, dans un communiqué. Mais cette recherche apporte un premier indice sur les bénéfices potentiels d’une modification du régime alimentaire à un âge avancé.« 

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