La deuxième édition du Sommet sur l’innovation en énergie nucléaire pour l’Afrique (Neisa, sigle en anglais) s’ouvrira demain mardi à Kigali. Cette rencontre de trois jours se tient quelques jours après l’Africa CEO Forum (14 et 15 mai). Le thème de cette édition porte sur : « Alimenter l’avenir de l’Afrique : transformer l’ambition de l’énergie nucléaire en réalité investissable ».

Selon un communiqué de presse, alors que l’Afrique accélère son entrée dans une nouvelle phase du développement de l’énergie nucléaire, les chefs de gouvernement, les décideurs politiques, les financeurs, les régulateurs ainsi que les fournisseurs de technologies et de services liés à l’énergie nucléaire se réuniront afin de se concentrer sur une direction commune, des approches de financement adaptées aux objectifs visés et des voies de déploiement structurées, en particulier pour les petits réacteurs modulaires et les microréacteurs modulaires.

« L’année dernière, la Banque mondiale a décidé de mettre fin à l’interdiction de financer des projets nucléaires. Lors de la COP28, les gouvernements ont appelé les institutions financières à inclure l’énergie nucléaire dans leurs portefeuilles. C’est le moment de travailler ensemble pour opérer ce changement de façon urgente en Afrique », a déclaré le président du Rwanda, Paul Kagamé, cité dans le document.

La même source informe que le Neisa 2026 sera animé par Paul Kagamé, président de la République du Rwanda. Le sommet est organisé en collaboration avec des partenaires internationaux et régionaux de premier plan, notamment l’Agence internationale de l’énergie atomique, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, l’Agence de l’énergie nucléaire, l’Association mondiale du nucléaire ainsi que l’Exposition mondiale du nucléaire.

Cette deuxième édition réunira gouvernements, régulateurs, financiers, industriels et partenaires technologiques à un moment critique pour passer de l’ambition à la mise en œuvre.

Au cours de cette rencontre de trois jours, sont attendus, entre autres, la présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan ; Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil du Togo ; Ali Mahamane Zeine, Premier ministre du Niger ; ainsi que Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Les résultats attendus du sommet sont, entre autres, l’établissement d’un cadre de référence pour le financement de l’énergie nucléaire ; le lancement de volets de travail sur la coopération régionale et l’agrégation ; l’émission de signaux de demande de la part de l’industrie et des services publics afin de consolider les financements bancaires ; ainsi que des priorités consolidées pour la préparation réglementaire et institutionnelle, accompagnées d’un cadre d’action post-sommet 2026-2027.

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