Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé samedi les pays ayant imposé des restrictions de voyage et des fermetures de frontières en raison de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda à reconsidérer ces mesures.
Les États-Unis et le Canada ont instauré des restrictions de voyage ainsi que des suspensions de visas pour des ressortissants du Congo, de l’Ouganda et du Soudan du Sud, invoquant la propagation de l’épidémie.
Le Rwanda et l’Ouganda ont également limité les déplacements en provenance du Congo, tandis que Kigali interdit l’entrée à toute personne ayant séjourné dans ce pays au cours des 30 derniers jours.
Lors d’une conférence de presse à Bunia, dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie, Tedros Adhanom Ghebreyesus a estimé que l’unité et la solidarité restent les meilleurs moyens de lutte contre Ebola, avertissant que les restrictions de voyage pourraient freiner la transparence dans la déclaration des cas.
Il a également insisté sur le rôle central des communautés locales dans la riposte à la souche de Bundibugyo d’Ebola, pour laquelle aucun vaccin ou traitement homologué n’existe actuellement.
Selon l’OMS, au moins 134 cas confirmés ont été enregistrés en République démocratique du Congo et en Ouganda, tandis que 18 décès sont recensés parmi ces cas. Les autorités sanitaires congolaises font également état de plus de 1 000 cas suspects depuis la déclaration de l’épidémie le 15 mai.
La souche de Bundibugyo reste concentrée dans trois provinces de l’est de la RDC : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
