Le Parti socialiste traverse une période de fortes turbulences internes à l’approche de son congrès annoncé par la présidente du parti, Aminata Mbengue Ndiaye. Si cette échéance devrait constituer un moment de relance et de restructuration, elle ne semble pas, pour l’heure, susciter l’adhésion de l’ensemble des cadres de la formation politique.
Pour certains cercles du parti, la direction actuelle est jugée « atone », dans un contexte marqué par un effondrement électoral progressif. Parallèlement, un collectif regroupant certaines figures de proue du Parti socialiste a vu le jour autour d’un manifeste intitulé « Dundal Ps ».
Un appel à la refondation qui divise
Sous le mot d’ordre « Qui a peur d’aller au congrès », ce mouvement, porté notamment par Alioune Ndoye et Serigne Mbaye Thiam, appelle à une refondation profonde du parti. L’objectif affiché est de « faire revivre » l’héritage politique de Léopold Sédar Senghor et d’Abdou Diouf, avant que celui-ci ne s’efface totalement du paysage politique national. Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Certains observateurs y voient moins une dynamique de transformation qu’une stratégie politique interne sans véritable projet de changement structurel à la tête du parti.
Une source proche de la direction du parti socialsite confie :« Le congrès sera bientôt tenu et certains ne veulent pas y aller car il ne sont pas représentatifs et certains membres de la plateforme Dundal Ps risquent de couler dans cette conquête pour diriger le parti socialiste c’est pourquoi ils mettent la pression d’une autre manière sur Mme la secrétaire ».
Dans ce contexte, le congrès extraordinaire est présenté comme une opportunité majeure pour le Parti socialiste de renouveler ses structures, de redéfinir ses orientations et de mobiliser ses militants autour d’un projet commun. Lors d’une déclaration antérieure, Aminata Mbengue Ndiaye avait souligné que : « Les propositions du Secrétariat exécutif national doivent impérativement porter d’abord sur l’amélioration du travail de la Commission spéciale de relance ainsi que sur les modalités pratiques de préparation, puis sur l’organisation matérielle du congrès extraordinaire de notre parti »
Vers une alternance générationnelle ?
Au sein du Parti socialiste, cadres historiques, responsables intermédiaires et jeunes militants appellent de plus en plus à une nouvelle dynamique portée par une génération renouvelée. La secrétaire générale, Aminata Mbengue Ndiaye, a d’ailleurs annoncé qu’elle ne sera pas candidate lors du prochain congrès, ouvrant ainsi la voie à une possible recomposition interne.
Selon certaines indiscrétions, « position traduit une volonté de favoriser l’émergence d’une jeunesse politique capable de prendre les commandes du parti fondé par Senghor». Surtout dans ce contexte. politique actuelle perçue comme une période charnière dans l’évolution politique du Sénégal, marquée par la montée de nouveaux acteurs incarnés par la jeunesse et le recul progressif des figures traditionnelles. Si cette transition générationnelle ouvre des perspectives de renouveau, elle impose également de nouveaux défis aux futurs dirigeants du Parti socialiste.
Une jeunesse socialiste en quête de leadership
La montée en puissance des jeunes socialistes risque profondément de modifier les équilibres internes du parti. Dans un pays où les jeunes représentent plus de 72 % de la population, cette frange devient un acteur incontournable du paysage politique. Connectée et active sur les réseaux sociaux, cette génération s’éloigne progressivement des discours politiques traditionnels, jugés parfois déconnectés des réalités quotidiennes.
Elle porte désormais des revendications centrées sur des enjeux contemporains tels que l’emploi des jeunes, la transformation numérique et la lutte contre la corruption, qui trouvent un écho particulier auprès de cette majorité démographique
