Nommé récemment à la tête du ministère des Forces armées, Yankhoba Diémé est sorti de son silence pour répondre aux critiques suscitées par sa désignation. À l’occasion de la cérémonie de passation de service avec son successeur au ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Abdou Ahad Ndiaye, le ministre a tenu à clarifier sa position et à réaffirmer son attachement aux principes de la République.

Face aux accusations de certains observateurs qui le rangent parmi les responsables qualifiés de « traîtres », aux côtés notamment d’Alioune Dione et de Moussa Bala Fofana, Yankhoba Diémé s’est voulu serein. « J’entends toutes sortes de choses se dire à gauche et à droite, mais je reste serein. Le premier juge de chacun est sa conscience, et ma conscience m’a choisi », a-t-il déclaré.

Pour le nouveau ministre des Forces armées, l’acceptation de cette fonction relève avant tout d’un devoir envers la Nation. « J’ai choisi d’accepter un sacerdoce. J’ai choisi de répondre à l’appel de la République », a-t-il affirmé, soulignant que son engagement s’inscrit dans le cadre du service de l’État.

Au cours de son intervention, Yankhoba Diémé est revenu sur les liens qui l’unissent au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’au Premier ministre, Ousmane Sonko. Il a expliqué que ces relations reposent à la fois sur des considérations personnelles, politiques et institutionnelles.

« Je partage avec tous les deux des relations personnelles, politiques et institutionnelles », a-t-il indiqué, avant d’insister sur le caractère particulier de son amitié avec le chef de l’État. Selon lui, leur relation est antérieure à leur engagement politique commun. « C’est un promotionnaire de classe, un ami et un ancien voisin de chambre. C’est lui qui m’a amené dans le Pastef », a-t-il révélé.

Le ministre a également évoqué des souvenirs personnels illustrant la proximité qui le lie au président. Il a notamment rappelé que ce dernier avait été présent lors des funérailles de son père en 2020 dans son village natal. « Ce sont des relations particulières qui transcendent tout », a-t-il confié, soulignant que le président connaît sa famille depuis de nombreuses années.

Abordant ses rapports avec Ousmane Sonko, Yankhoba Diémé a affirmé entretenir avec lui des relations de même nature, tout en rappelant qu’il a toujours travaillé avec loyauté à ses côtés. « Ce sont des relations politiques, mais j’ai travaillé loyalement à ses côtés », a-t-il déclaré.

Sans faire directement référence aux récentes déclarations du Premier ministre sur la question de la loyauté au sein de la majorité, le ministre des Forces armées a réaffirmé les valeurs qui guident son action. Citant la devise de son parti, il a rappelé que l’engagement politique doit être avant tout tourné vers l’intérêt national.

« J’ai appris la devise de mon parti : don de soi pour la patrie, pas don de soi pour le parti », a-t-il martelé. Avant de conclure : « En répondant à cet appel de la patrie, la loyauté n’a pas de couleur. La patrie est au-dessus de tout. »

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