Le directeur général des Douanes, Babacar Mbaye, a achevé sa tournée nationale par la région douanière sud, qui couvre Kolda, Ziguinchor et Sédhiou. Il a dressé le bilan d’une année 2025 marquée par une forte progression des recettes et des saisies massives de stupéfiants tout en annonçant de futures procédures spécifiques pour faciliter l’exportation de la noix de cajou.
Du 1er au 6 juin, Babacar Mbaye, directeur général des Douanes, a passé en revue l’ensemble des unités de la Direction régionale du sud (Drs), une circonscription des douanes qui s’étend sur Kolda, Ziguinchor et Sédhiou. Faisant le point à l’issue de la visite, il a indiqué qu’en 2025, les liquidations douanières de la Drs ont atteint 5,76 milliards de FCfa, contre 4,82 milliards un an plus tôt, soit une progression de près de 20 %.
Une performance que l’administration attribue à une meilleure maîtrise de l’assiette et à un renforcement de la présence sur le terrain. Mais, c’est surtout sur le front de la lutte contre la criminalité transnationale organisée que les résultats ont marqué les esprits. Les unités des régions administratives du sud ont, en effet, saisi 387 kilogrammes de cocaïne en 2025, pour une contrevaleur estimée à 31 milliards de FCfa. À cela s’ajoutent 5,168 tonnes de chanvre indien, représentant une valeur de 506 millions de FCfa, ainsi que des lots de faux médicaments évalués à plus de 9 millions.
La traque des flux financiers illicites n’a pas été moins vigoureuse : 41 064 coupures de billets noirs ont été interceptées, pour un montant total de 5,545 milliards de FCfa. Enfin, signe que la dynamique ne faiblit pas, la subdivision de Ziguinchor a d’ores et déjà saisi plus de 10 tonnes de cannabis depuis le début de l’année 2026. La tournée a également permis de prendre la mesure des attentes du secteur privé local.
La filière de la noix d’anacarde, dont la campagne de commercialisation bat actuellement son plein, a exposé sans détour les obstacles qui entravent son développement. Les opérateurs économiques de la région ont plaidé pour un allègement significatif des procédures de contrôle lors de l’acheminement des récoltes vers le port de Dakar ainsi que la mise en place de circuits accélérés au moment de l’embarquement.
Face à ces doléances, le directeur des Douanes s’est engagé à ouvrir une réflexion dès son retour à Dakar. « Nous réfléchissons à des procédures spécifiques que nous voulons mettre en place pour accompagner la filière dans le commerce et à l’exportation », a déclaré Babacar Mbaye, laissant entrevoir la création d’un corridor allégé, qui bénéficierait à l’ensemble de la chaîne de valeur, du producteur au transitaire.
Parallèlement, la Direction générale des Douanes entend rester un acteur de premier plan dans l’accompagnement des chantiers d’infrastructures qui transforment la Casamance. Les routes en construction nécessitent l’admission de matériels lourds et un suivi rigoureux des flux temporaires, une mission dont l’administration douanière entend s’acquitter sans ralentir l’avancée des travaux
