Interrogée par Russia Today sur une éventuelle candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Aminata Touré a choisi de ne pas relancer la polémique.
L’ancienne cheffe du gouvernement a rappelé qu’elle s’était déjà exprimée sur le sujet par le passé et qu’elle ne souhaitait pas y revenir. Elle avait auparavant pris position de manière critique à l’égard d’une telle perspective, avant d’adopter aujourd’hui un ton plus mesuré.
« J’ai exprimé mon opinion sur ce sujet il y a bien longtemps et je n’y reviendrai pas », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle ne suivait pas particulièrement ce dossier. Selon elle, les priorités actuelles se trouvent ailleurs. Désormais haute représentante du chef de l’État, elle affirme concentrer son action sur les enjeux économiques et sociaux du Sénégal.
Relancée sur l’intérêt symbolique qu’aurait la désignation d’un Sénégalais à la tête de l’ONU, Aminata Touré a répondu sur un ton plus léger : « Une Sénégalaise ou une femme, ce serait bien aussi », avant de recentrer immédiatement son propos.
Elle a toutefois relativisé l’importance de ce débat dans le contexte national actuel. « Ce n’est pas moi qui décide et ce sujet est loin de préoccuper les Sénégalais à l’heure actuelle », a-t-elle ajouté, estimant que les priorités du moment concernent davantage les défis économiques, les négociations financières en cours et les perspectives pour la jeunesse.
L’ancienne Première ministre a insisté sur la nécessité de se concentrer sur les urgences sociales et économiques du pays, rappelant que le Sénégal sortait des célébrations de la Tabaski et devait désormais se tourner vers ses échéances financières et ses discussions avec les partenaires internationaux.
« L’avenir de notre jeunesse réclame toute notre énergie. C’est là que se situent nos vraies priorités », a-t-elle conclu, réaffirmant sa volonté d’éviter les polémiques politiques au profit des questions de développement et de stabilité institutionnelle.
