C’est un véritable coup de tonnerre dans le ciel législatif sénégalais. Par la décision N° 6/C/2026 rendue ce jeudi 9 juillet 2026, le Conseil constitutionnel a infligé un sérieux camouflet aux députés de la majorité en déclarant la loi votée le 29 juin 2026 contraire à la Constitution. Une décision immédiatement saluée par la Coalition Diomaye Président, qui y voit le triomphe de l’État de droit.
La haute juridiction vient de trancher le débat qui cristallisait toutes les attentions politiques ces derniers jours. En déclarant inconstitutionnel le texte de loi adopté à la fin du mois de juin par l’Assemblée nationale, les sept sages ont mis un coup d’arrêt net aux velléités législatives de la majorité parlementaire. Ce verdict confirme la suprématie de la Charte fondamentale sur les manœuvres politiques de l’hémicycle.
La coalition présidentielle jubile et encense le Chef de l’État
La réaction de la mouvance présidentielle ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué officiel, la Coalition Diomaye Président a vivement félicité le Président de la République. Qualifié de « Gardien de la Constitution », le chef de l’État est encensé pour sa démarche profondément démocratique et sa détermination à faire respecter la légalité républicaine.
Pour les partisans du pouvoir, cet arbitrage des sages valide la posture de transparence de l’exécutif face à une opposition parlementaire accusée d’avoir forcé le passage avec un texte non conforme.
Cap sur les réformes et la consolidation démocratique
Loin de se laisser freiner par ce tumulte institutionnel, le camp présidentiel compte capitaliser sur cette victoire juridique pour accélérer la cadence. La Coalition Diomaye Président a formellement encouragé le Chef de l’État à poursuivre, en toute sérénité, la finalisation des consultations nationales sur les réformes institutionnelles en cours.
L’objectif affiché reste inchangé : consolider les bases de la démocratie sénégalaise. Ce revers infligé à la majorité parlementaire redessine le rapport de force et donne une légitimité renforcée au président pour mener à bien son projet de refondation publique.
