Face aux projets de réformes et aux menaces de coupes budgétaires qui pèsent sur le personnel, le syndicat tape du poing sur la table et annonce un plan d’actions pour bloquer toute « tentative inacceptable de remise en cause des droits sociaux ».
Les chiffres de l’excellence brandis face à l’austérité
Pour la CSTS, la pilule de la rigueur financière imposée par l’État ne passe pas. Le syndicat refuse catégoriquement que les agents servent de « victimes expiatoires » pour compenser des créances non recouvrées ou des choix politiques extérieurs. Pour légitimer sa colère, la convergence brandit un bilan financier et technique qu’elle juge irréprochable :
Bénéfice en hausse : Progression de 4% du bénéfice annuel, passant de 34 milliards de FCFA en 2024 à 36 milliards en 2025.
Économies massives : Une baisse de la compensation tarifaire de 21,6 % en 2025, soit une économie directe de 46 milliards de Francs CFA pour l’État, doublée d’une réduction de 5 % des charges.
Efficacité accrue : Un rendement réseau amélioré à 83,1 % en 2025 et une pointe globale historique atteignant 1342 MW en 2026.
L’« Agenda Sénégal 2050 » sous haute tension
Alors que les nouvelles autorités tentent d’imprimer leur marque à travers le plan de transformation nationale « Sénégal 2050 », le syndicat prévient : aucune réforme du sous-secteur de l’électricité ne pourra se faire sans l’aval et l’implication des travailleurs. En touchant aux acquis sociaux, l’État s’attaque, selon la CSTS, au moteur même de la souveraineté et de la sécurité électriques du pays.
La CSTS, tout en se disant ouverte à une concertation responsable, appelle l’ensemble du personnel à faire bloc. Le bras de fer avec la direction et le gouvernement est officiellement engagé, et le syndicat promet une « riposte proportionnelle » si le dialogue de sourds persiste.
