Un coup de soleil n’est pas une simple rougeur de vacances : c’est une brûlure de la peau provoquée par les UV. La plupart guérissent avec des soins simples. Mais certaines formes, avec cloques, douleur importante, fièvre, malaise ou zones sensibles touchées, doivent être traitées comme de vraies brûlures.
La réponse est simple : il faut traiter un coup de soleil comme une brûlure dès qu’il est étendu, très douloureux, qu’il fait des cloques, qu’il touche une zone fragile ou qu’il s’accompagne de signes généraux. Ce n’est alors plus seulement un “coup de chaud” cutané, mais une lésion qui peut nécessiter un avis médical.
Le coup de soleil est déjà une brûlure
Un coup de soleil sans cloques correspond le plus souvent à une brûlure du premier degré. La peau devient rouge, chaude, douloureuse, parfois avec des démangeaisons. La rougeur apparaît souvent plusieurs heures après l’exposition et peut s’aggraver dans la soirée. Elle guérit en général en quelques jours, à condition de ne plus exposer la zone.
Quand des cloques apparaissent, on parle de brûlure du deuxième degré superficiel. Ces cloques ne doivent pas être percées : elles protègent la peau en dessous et limitent le risque d’infection. Une brûlure plus profonde peut au contraire être moins douloureuse, parce que les terminaisons nerveuses sont atteintes. C’est un signe trompeur, mais plus grave.
Les seuils qui doivent alerter
Il faut consulter si la brûlure du premier degré couvre une grande surface, par exemple plus de 10 % du corps, soit environ l’équivalent d’un bras chez l’adulte. Il faut aussi consulter si les cloques sont larges, nombreuses, ou si la zone avec cloques atteint une surface importante.
Certaines localisations imposent plus de prudence : le visage, le décolleté, les mains, les organes génitaux, ou les yeux lorsqu’il existe une douleur oculaire, une rougeur importante ou une gêne à la lumière. Chez un bébé, un jeune enfant, une personne âgée, une personne immunodéprimée ou une personne malade chronique, le seuil de consultation doit être plus bas.
Des signes généraux doivent également faire réagir : fièvre élevée, frissons, maux de tête, confusion, vertiges, vomissements, malaise, soif intense ou bouche très sèche. Ils peuvent faire craindre une insolation, une déshydratation ou un coup de chaleur associé.
Les bons gestes
Dès que le coup de soleil apparaît, il faut arrêter l’exposition, mettre la personne à l’ombre ou au frais, refroidir la peau avec de l’eau fraîche mais non glacée, boire régulièrement et appliquer un soin apaisant adapté. Il faut éviter les remèdes irritants, les glaçons directement sur la peau, les huiles parfumées et l’exposition “pour finir de bronzer”.
Si la douleur est forte, si la rougeur s’étend, si du pus apparaît, si la zone devient très gonflée, ou si l’état général se dégrade, il faut consulter rapidement. Un coup de soleil banal se soigne. Une brûlure solaire sévère se surveille.
