La Fédération internationale de football association (Fifa) et son président, le nommé Gianni Infantino, auront contribué à assombrir davantage le visage de Donald Trump et des Etats-Unis d’Amérique, lors de l’événement mondial footballistique. Et, malgré un succès retentissant au plan financier, il n’y eut guerre la magnificence d’un éclat de lumière dans les tribunes… à l’image de la «Coupe des Afriques divisées» qui s’était déroulée au Maroc : récemment remportée par le Sénégal. Pourtant, ladite coupe, organisée par la Confédération africaine de football (Caf), reste elle aussi sous l’emprise de la Fifa, par contrainte physique, morale et sociale. Une contrainte également tenue sous les ordres d’obscurs financiers.
En raison que les supporters n’ont pas eu l’occasion de bénéficier de visas d’entrée aux Etats-Unis lors de cette dernière Coupe du monde, dans un pays où sévissent des atrocités féroces [violences arbitraires, meurtres, incendies, discriminations raciales et ethniques, entre autres] à l’endroit des migrants. Des foules bigarrées aux couleurs fascinantes, des tambours, des trompettes, des accoutrements multiformes, de l’harmonie des troupes et des chansons qui remplissent autant de joie les joueurs, les délégations, les spectateurs, les téléspectateurs du monde et tout un environnement… rien ne fut à l’œuvre sur place dans les Amériques !
En raison que la démocratie a été étouffée, marginalisée et mise à mort dans ces Etats-là, où la peur et le silence exercent une pression robuste sur les populations venues d’ailleurs et ont fait [de manière spectaculaire] la promotion de minables gangs, rois des villes, des provinces et des banlieues. Il en est de même d’une police et d’un Président agressifs qui sèment la tempête à tout bout de champ. Voilà un décor qui ne donne point envie d’un déplacement et où la provocation peut atteindre des sommets et des sommeils troublants.
En raison que l’équipe de l’Iran et ses joueurs n’ont jamais pu se concentrer sur leurs sujets, parce que tout simplement bousculés et humiliés par un mercenaire-profiteur, qui a dépassé bien trop loin ses prérogatives de Chef illuminé de plusieurs Etats sous ses ordres. Il en a été de même de l’arbitre somalien désigné et sélectionné pour officier lors de cette gigantesque fête du sport, dans un tourbillon de flammes ardentes… mais également de journalistes qui en ont pris pour leur grade par des épreuves désagréables et malmenés, dans une vie en désordre momentanément. Tout reste triste, par une grande sévérité, par une fourchette d’entraves des libertés, dans une captivité inhumaine et dans une soumission à la servitude aveugle du bon vouloir d’un puissant Président. Une impossibilité d’agir et de s’exprimer à la fois.
Autrement dit, le président de la Fifa a été, lui aussi, muselé. Il a été pris dans un cercle vicieux, entraîné par un homme sans diversité culturelle aucune, qui aura dicté sa propre loi à toute une communauté mondiale, amorphe. Et que surtout, les horaires impossibles des rencontres, dans les pays des Afriques divisées, n’auront pas offert à certains spectateurs et téléspectateurs de pouvoir vivre en direct tous les enjeux sportifs de cette Coupe du monde aux allures partisanes. Et qu’en outre, l’amateurisme de la délégation sénégalaise, dans toute son organisation, n’a-t-il pas été à la base de la mauvaise prestation des «Lions de la Téranga» ?
Or, à la fin de ce scénario dithyrambique à vite oublier, et au retour des délégations sportives dans leurs pays respectifs, l’Assemblée nationale sénégalaise [par contre et promptement] veut se donner une certaine autorité. Doit-elle pouvoir s’immiscer dans la gestion sportive et financière de l’Equipe nationale lors de cette Coupe du monde ? Qu’en est-il de la Fédération sénégalaise, du ministère des Sports, de la Caf et de la Fifa ?
Alors que plus globalement les populations du monde ont-elles été bernées, en termes organisationnelles par la Fifa ? En est-il de même des autorités sportives sénégalaises de la part de certains qui croient détenir la poudre de perlimpinpin ?
Ibrahima Khalil MENDY
Sg Syntips/Cnts
Président du Mouvement des permanents Cnts

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