Il devait revenir un jour. Et ce jour est enfin arrivé. Ce mardi, au siège de la FFF, Zinédine Zidane a officiellement été intronisé au poste de sélectionneur de l’équipe de France, concrétisant un rêve qu’il nourrit depuis de nombreuses années.
Le champion du monde 1998 et d’Europe 2000 s’est engagé pour un contrat de quatre ans à la tête des Bleus. Une nomination officialisée par le président de la FFF, Philippe Diallo, bien évidemment présent pour un événement attendu de longue date.
« Zinédine Zidane devient le 18e sélectionneur de l’histoire des Bleus depuis Henri Guérin en 1964, et prend ainsi la succession de Didier Deschamps. Le nouveau sélectionneur prendra officiellement ses fonctions le 1er août prochain et dirigera l’Équipe de France dès la campagne de la Ligue des Nations de l’UEFA 2026-2027. Il enchainera avec les qualifications à l’Euro 2028, la Ligue des Nations 2028-2029 et les qualifications de la Coupe du monde 2030 », écrit l’instance dans son communiqué. Zidane annoncera la composition de son staff début septembre.
Le sens de l’histoire
Absent des bancs depuis cinq ans, à l’issue de son deuxième passage au Real Madrid (2019-2021), après un premier mandat marqué par un triplé historique en Ligue des champions (2016, 2017, 2018), « Zizou » succède à deux de ses anciens coéquipiers champions du monde 1998 : Laurent Blanc (2010-2012) et Didier Deschamps (2012-2026).
La suite de l’histoire semblait presque écrite. C’est désormais à lui qu’incombe la lourde tâche de prendre le relais de son ancien capitaine chez les Bleus, dont le bilan à la tête de la sélection française, en plus d’une décennie, fait figure de référence. Mais ça, « ZZ », qui a toujours suivi l’équipe de France de près, mais quand même un peu plus depuis quelques mois, le sait bien.
Le Ballon d’Or 1998 hérite d’une sélection considérée comme l’une des meilleures au monde, bien que la déception du dernier Mondial, où elle s’est heurtée à l’Espagne en demi-finale, risque d’être une cicatrice encore longue à refermer. D’ici quatre ans, Zidane et les Bleus, qui devront évidemment passer par la case qualifications, seront attendus au tournant. D’ici deux aussi, d’ailleurs, pour un Euro où ils auront là encore l’étiquette de l’un des favoris.
« Immense fierté »
« La nomination de Zinédine Zidane à la tête de l’Équipe de France est une immense fierté pour la Fédération Française de Football. Elle marque la rencontre entre une légende de l’histoire des Bleus, devenue l’un des entraîneurs les plus titrés et respectés de sa génération, et une sélection au potentiel rare, animée par les plus hautes ambitions. Le parcours exceptionnel de Zinédine Zidane est fait de talent, de travail, d’humilité et d’excellence. Des valeurs que partage l’Équipe de France et que nous voulons porter, ensemble, avec ambition, ces quatre prochaines années », s’est félicité le président de la FFF Philippe Diallo.
Idole des foules, héros d’un pays, Zinédine Zidane s’avance vers l’un des plus grands défis de sa carrière. Il étrennera ses nouveaux galons dès la rentrée avec la Ligue des nations, pour un premier match en Turquie le 25 septembre. Puis, trois jours plus tard, la Belgique (28 septembre), l’Italie (2 octobre) et le retour contre les Diables Rouges à domicile (5 octobre). Un programme relevé pour démarrer sa nouvelle histoire avec les Bleus. Si elle pouvait être aussi grande que la première..

