Une mission est prévue du 4 au 8 août. Elle vise à aligner davantage les interventions de la Banque mondiale sur les priorités de la Vision Sénégal 2050, le nouveau cadre stratégique de développement porté par le gouvernement
Dans une dépêche publiée ce 5 août 2026 APAnews rapporte la visite officielle au Sénégal d’Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, destinée à approfondir la coopération entre l’institution financière et les autorités sénégalaises.
Prévue du 4 au 8 août, cette mission vise à aligner davantage les interventions de la Banque mondiale sur les priorités de la Vision Sénégal 2050, le nouveau cadre stratégique de développement porté par le gouvernement. Les discussions doivent également permettre une meilleure coordination entre les différentes structures du groupe, notamment l’Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).
Au cours de son séjour, Ousmane Diagana doit rencontrer le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre ainsi que plusieurs membres du gouvernement. Les échanges porteront notamment sur les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, de l’éducation, de l’eau et des infrastructures.
Plusieurs programmes soutenus par la Banque mondiale seront au centre des discussions, notamment Mission 300, consacré à l’accès universel à l’électricité, AgriConnect, qui vise à accélérer la transformation agricole et la création d’emplois, ainsi que Water Forward, destiné à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
La Banque mondiale souhaite également examiner avec Dakar les moyens de renforcer la résilience des populations, de développer les infrastructures dans les zones de production, d’améliorer la couverture sanitaire et de favoriser l’investissement privé.
Selon APAnews, cette visite intervient alors que le partenariat financier entre le Sénégal et la Banque mondiale représente un volume important. Le portefeuille de l’IDA dans le pays comprend 27 projets d’investissement pour un montant total de 4,2 milliards de dollars. À cela s’ajoutent un portefeuille de 658 millions de dollars pour l’IFC et des engagements de plus d’un milliard de dollars de la MIGA.
Cette mission confirme la volonté des deux parties de réorienter la coopération vers des projets structurants liés à l’électricité, à la transformation économique, au développement du capital humain et à la création d’emplois.
