L’une des principales préoccupations exprimées par Ousmane Kane concerne le rapport aux institutions constitutionnelles. À propos de la saisine du Conseil constitutionnel par le gouvernement sur le texte relatif à l’encadrement des crédits spéciaux, il estime que la Constitution et la juridiction constitutionnelle ne devraient pas être mobilisées au gré des circonstances politiques. Il appelle notamment à une meilleure clarification des compétences institutionnelles et considère comme problématique le fait que certaines questions constitutionnelles puissent rester sans véritable contrôle juridictionnel.

Le magistrat établit également un lien entre les controverses actuelles et certaines décisions prises antérieurement par les institutions. Pour lui, les difficultés auxquelles le pays est confronté aujourd’hui peuvent en partie découler de précédentes insuffisances dans l’interprétation ou l’application des règles constitutionnelles.

La controverse autour des fonds politiques constitue un autre volet de son intervention. Ousmane Kane estime que le débat ne saurait se limiter à la question technique de la recevabilité du texte ou à la répartition des compétences entre le Parlement et l’exécutif. Il y voit également un enjeu de transparence et d’encadrement des mécanismes financiers de l’État.

L’ancien magistrat apporte par ailleurs des précisions sur la procédure du non-lieu. Revenant sur une affaire judiciaire récente, il rappelle qu’un non-lieu peut ne concerner que certaines personnes ou certains faits, tandis que l’instruction se poursuit pour le reste du dossier. Il souligne aussi qu’une personne bénéficiant d’un non-lieu doit être remise en liberté, y compris lorsque le parquet décide de contester cette décision.

L’autre grande séquence de l’entretien concerne le football sénégalais, confronté à plusieurs contentieux. Ousmane Kane, qui dirige la Chambre nationale de résolution des litiges de la Fédération sénégalaise de football, se montre réservé sur l’affaire opposant Pape Thiaw à la FSF, puisque la structure qu’il préside pourrait être amenée à examiner le dossier. Il estime néanmoins que le différend porte principalement sur les conséquences financières de la rupture du contrat.

Il souligne également la difficulté née de la coexistence entre les règlements de la FIFA et le droit sénégalais. Alors que les règles internationales du football privilégient les instances sportives pour régler les litiges, le droit national permet à un salarié de saisir les juridictions étatiques. Selon Ousmane Kane, une procédure devant les tribunaux sénégalais pourrait s’étendre sur deux à trois ans, voire davantage.

Enfin, le magistrat évoque le recours de Mady Touré contre l’élection d’Abdoulaye Fall à la tête de la FSF. Sans prendre position sur l’issue du dossier, il estime que le risque d’une annulation par le Tribunal arbitral du sport est réel. La question porte notamment sur l’incidence d’une voix jugée irrégulière sur le résultat du scrutin. Une éventuelle invalidation entraînerait une nouvelle élection et pourrait ajouter de nouvelles incertitudes à la gestion du football sénégalais.

À travers les propos rapportés par Fatou Ba dans EnQuête le 21 août 2026, Ousmane Kane appelle finalement à davantage de rigueur dans l’application du droit et dans le fonctionnement des institutions. Il déplore également que la multiplication des conflits dans le football sénégalais contribue à donner, sur la scène internationale, une image inhabituelle d’un pays qui n’était pas coutumier de ce type de contentieux.

EnQuête consacre un article du 21 août 2021, signé par Fatou Ba, à l’intervention du magistrat à la retraite Ousmane Kane dans l’émission Le Grand Témoin d’Evenprod Médias. 

L’une des principales préoccupations exprimées par Ousmane Kane concerne le rapport aux institutions constitutionnelles. À propos de la saisine du Conseil constitutionnel par le gouvernement sur le texte relatif à l’encadrement des crédits spéciaux, il estime que la Constitution et la juridiction constitutionnelle ne devraient pas être mobilisées au gré des circonstances politiques. Il appelle notamment à une meilleure clarification des compétences institutionnelles et considère comme problématique le fait que certaines questions constitutionnelles puissent rester sans véritable contrôle juridictionnel.

Le magistrat établit également un lien entre les controverses actuelles et certaines décisions prises antérieurement par les institutions. Pour lui, les difficultés auxquelles le pays est confronté aujourd’hui peuvent en partie découler de précédentes insuffisances dans l’interprétation ou l’application des règles constitutionnelles.

La controverse autour des fonds politiques constitue un autre volet de son intervention. Ousmane Kane estime que le débat ne saurait se limiter à la question technique de la recevabilité du texte ou à la répartition des compétences entre le Parlement et l’exécutif. Il y voit également un enjeu de transparence et d’encadrement des mécanismes financiers de l’État.

L’ancien magistrat apporte par ailleurs des précisions sur la procédure du non-lieu. Revenant sur une affaire judiciaire récente, il rappelle qu’un non-lieu peut ne concerner que certaines personnes ou certains faits, tandis que l’instruction se poursuit pour le reste du dossier. Il souligne aussi qu’une personne bénéficiant d’un non-lieu doit être remise en liberté, y compris lorsque le parquet décide de contester cette décision.

L’autre grande séquence de l’entretien concerne le football sénégalais, confronté à plusieurs contentieux. Ousmane Kane, qui dirige la Chambre nationale de résolution des litiges de la Fédération sénégalaise de football, se montre réservé sur l’affaire opposant Pape Thiaw à la FSF, puisque la structure qu’il préside pourrait être amenée à examiner le dossier. Il estime néanmoins que le différend porte principalement sur les conséquences financières de la rupture du contrat.

Il souligne également la difficulté née de la coexistence entre les règlements de la FIFA et le droit sénégalais. Alors que les règles internationales du football privilégient les instances sportives pour régler les litiges, le droit national permet à un salarié de saisir les juridictions étatiques. Selon Ousmane Kane, une procédure devant les tribunaux sénégalais pourrait s’étendre sur deux à trois ans, voire davantage.

Enfin, le magistrat évoque le recours de Mady Touré contre l’élection d’Abdoulaye Fall à la tête de la FSF. Sans prendre position sur l’issue du dossier, il estime que le risque d’une annulation par le Tribunal arbitral du sport est réel. La question porte notamment sur l’incidence d’une voix jugée irrégulière sur le résultat du scrutin. Une éventuelle invalidation entraînerait une nouvelle élection et pourrait ajouter de nouvelles incertitudes à la gestion du football sénégalais.

À travers les propos rapportés par Fatou Ba dans EnQuête le 21 août 2026, Ousmane Kane appelle finalement à davantage de rigueur dans l’application du droit et dans le fonctionnement des institutions. Il déplore également que la multiplication des conflits dans le football sénégalais contribue à donner, sur la scène internationale, une image inhabituelle d’un pays qui n’était pas coutumier de ce type de contentieux.

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