Le navire devait transporter 40 000 tonnes à destination du marché américain, avant d’autres livraisons régulières

Le Kremlin a annoncé vendredi le départ d’un « premier pétrolier » transportant du gazole russe vers ses destinataires, dans le cadre d’un accord conclu entre Moscou et Washington au début du mois.

« Si je comprends bien, le ministère de l’Énergie a déjà fait savoir que le premier pétrolier est effectivement en route vers ses destinataires, ses acheteurs. Désormais, ces livraisons se poursuivront régulièrement », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’un point de presse.

Ces déclarations interviennent deux jours après celles du vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, qui avait indiqué que la Russie et les États-Unis finalisaient les contrats d’approvisionnement en gazole, le départ du premier pétrolier vers les États-Unis étant prévu jeudi.

Selon Alexandre Novak, ce navire devait transporter 40 000 tonnes de gazole russe destinées aux États-Unis. D’autres cargaisons suivront, avait-il ajouté, assurant que Moscou répondrait à la demande américaine dans la limite de ses capacités d’approvisionnement.

Au début du mois, le président américain Donald Trump avait annoncé un accord d’approvisionnement en gazole à l’issue d’un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine. Moscou s’était engagé à « fournir immédiatement » plus de 300 000 tonnes de gazole aux États-Unis et aux marchés mondiaux.

Selon Donald Trump, la Russie devait fournir 500 000 tonnes supplémentaires en novembre, puis un million de tonnes « immédiatement après ».

Il avait ajouté que trois millions de tonnes supplémentaires seraient livrées « dans un délai court », en fonction de l’état des raffineries russes produisant du gazole.

Vladimir Poutine avait affirmé que ces livraisons aux États-Unis et aux marchés mondiaux bénéficieraient à l’économie mondiale. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait, lui, critiqué l’accord, avertissant qu’un assouplissement des restrictions sur les exportations russes de gazole pourrait contribuer à financer l’effort de guerre de Moscou.

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