Dans un entretien vibrant pour Le Studio des Légendes sur Europe 1, Souleymane Diawara revient sur le match qui a marqué l’histoire : l’incroyable victoire du Sénégal face à la France lors de la Coupe du monde 2002. Un match qui a bouleversé tous les codes, transcendé le sport et inscrit pour toujours la sélection sénégalaise dans la légende.

« Moi je n’étais pas là. Pour les Sénégalais, c’était comme si on avait gagné la Coupe du monde, lâche-t-il d’emblée, avec une intensité qui ne laisse pas indifférent. La France venait d’être championne du monde et d’Europe. Et le Sénégal n’avait jamais fait la Coupe du monde. Quand tu vois le groupe, quand tu vois la France… Tu es content, excité parce que tu joues contre le champion du monde. »

Il poursuit, la voix tremblante d’émotion : « Quand tu gagnes contre la France, ça y est, la Coupe du monde était finie, c’était nous les champions du monde. On voulait arrêter là, prendre la coupe à la France et rentrer au Sénégal avecC’était juste une fête, c’était magique, c’était exceptionnel au Sénégal. J’ai eu de la chance, j’étais au Sénégal et c’était incroyable. »

Le souvenir du but de Papa Bouba Diop, héros national, est aussi vif qu’intense : « Quand il marque… Comme en tant que supporter, tout ce que tu as dans les mains tu le jettes, tu danses. En Afrique c’était wouah… » Et l’après-match ? Un raz-de-marée de bonheur, un pays en transe : « Tout le monde est sorti de chez lui pour aller crier, danser et revenir. Le pire, ce n’était pas quand il marque, mais au coup de sifflet final… Les émeutes en ville, le drapeau, tout le monde chantait, tout le monde dansait. On était tous heureux, c’était un moment inoubliable. »

Pour Diawara, cette victoire dépasse le sport : c’est une symbolique, un tournant historique, un souvenir gravé à jamais dans la mémoire collective du Sénégal. Une page d’histoire que rien n’effacera.

Avec Dsport

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