Le Sénégal effectue des paiements de 471 millions de dollars, soit plus de 268 milliards de francs Cfa, pour le service de la dette étrangère. Selon Bloomberg, les autorités étatiques ont payé les intérêts et le principal de ses eurobonds avant l’échéance de ce vendredi, évitant ainsi un éventuel défaut de paiement alors que le pays sollicite l’aide du Fonds monétaire international, rapporte le quotidien .
Pour le paiement du service de la dette étrangère, le Sénégal s’est acquitté de ses échéances du mois de mars. Les autorités étatiques étaient tenues d’honorer leurs engagements avant ce vendredi 13 mars 2026, pour éviter un défaut de paiement. Heureusement, annoncent-elles, ce dossier est «clos». Selon Bloomberg, un paiement de 471 millions de dollars, soit plus de 268 milliards de francs Cfa, a été effectué. Les intérêts et le principal de ses eurobonds ont été payés.
En effet, écrit l’agence de presse, la «Bceao a transféré 380 millions d’euros, soit 438 millions de dollars, aux détenteurs de ses obligations en euros à échéance 2028, vendredi dernier. Elle a également versé 33 millions de dollars sur des obligations en dollars arrivant à échéance en 2048. Au moins quatre détenteurs d’obligations ont indiqué être au courant du paiement effectué par les autorités et attendre que les fonds soient crédités sur leurs comptes d’ici la fin de la semaine». Mieux, note Bloomberg, «les transferts sont effectués par l’intermédiaire de banques dépositaires, ce qui entraîne généralement un léger délai, a indiqué l’un des détenteurs. Les porte-parole du ministère des Finances et de la Banque centrale du Sénégal ont refusé de commenter».
Le versement de ce coupon, rappellent nos confrères, «intervient alors que le gouvernement de Dakar cherche à relancer l’aide du Fonds monétaire international (Fmi), suspendue après la découverte en 2024 d’une dette non déclarée d’environ 7 milliards de dollars dont environ 5 milliards de dollars de prêts extérieurs, accumulée par l’administration précédente. Le Sénégal a eu recours au financement d’un marché régional pour les pays d’Afrique de l’Ouest afin d’assurer le service de ses obligations en devises étrangères».
