Un homme de 40 ans a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs dans le département du Rhône, ont rapporté mercredi plusieurs médias français, confirmant des informations judiciaires. Le suspect, père de famille, est accusé d’avoir agressé une trentaine d’enfants âgés de 3 à 9 ans au moment des faits.

Déjà connu des services judiciaires pour des faits similaires, l’homme avait été mis en examen en janvier 2025 pour des viols visant de jeunes garçons dans la région du Beaujolais, selon le parquet. Interpellé dans le cadre de cette affaire, il avait été placé en garde à vue avant que l’enquête ne mette au jour de nouvelles victimes, conduisant à une nouvelle mise en examen en avril pour viols, agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, ainsi que pour détention et diffusion d’images à caractère pédopornographique.

Au total, 34 victimes ont été recensées à ce stade de l’enquête. Toutes sont de jeunes garçons scolarisés dans le même établissement que les enfants du mis en cause, en maternelle et en primaire. « Tous les mineurs ne sont pas victimes des mêmes infractions », a précisé la procureure en charge du dossier, soulignant la diversité des faits reprochés.

Le suspect profiterait des festivités organisées à son domicile

Les faits se seraient déroulés entre 2020 et 2024 dans la commune de Lucenay, située dans le Beaujolais, à une trentaine de kilomètres au nord de Lyon. Selon les éléments de l’enquête, le suspect profitait notamment d’anniversaires ou de soirées pyjama organisés à son domicile pour commettre les agressions sur des enfants invités.

Les investigations ont également révélé que le quadragénaire aurait enregistré près de 330 vidéos et photos des abus commis, à l’aide de son téléphone ou d’une caméra dissimulée dans un réveil. Certaines images auraient été captées alors que les enfants étaient endormis.

L’affaire a éclaté à la fin de l’année 2024, lorsque plusieurs victimes ont commencé à se confier à leurs parents, entraînant le dépôt de plaintes et l’ouverture d’une enquête. Le suspect a été interpellé en décembre 2024 avant d’être remis en liberté à l’issue de sa garde à vue.

De retour à son domicile, il aurait rédigé une lettre à caractère suicidaire adressée à ses proches, dans laquelle il reconnaît son attirance pour de très jeunes garçons. Il a ensuite tenté de mettre fin à ses jours, avant d’être pris en charge vivant par les forces de l’ordre.

Lors de ses auditions, il aurait reconnu des faits portant sur « une trentaine d’enfants », selon des éléments rapportés par la presse. Placé en détention provisoire, il reste incarcéré à ce jour dans l’attente de la poursuite de l’instruction.

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