À quelques heures d’un match crucial face à la Norvège, déterminant pour leur avenir dans la Coupe du monde 2026, les Lions de la Téranga traversent une zone de turbulences. Derrière l’image d’un groupe uni, plusieurs dysfonctionnements au sein de la Fédération sénégalaise de football (FSF) alimentent un climat de tension susceptible d’affecter les performances de l’équipe nationale.
Après leur défaite contre la France (3-1), les Sénégalais n’ont plus le droit à l’erreur. Pourtant, selon une enquête publiée par le journaliste Malick Bamba dans Sport News Africa, l’environnement de la sélection est marqué par une série de difficultés administratives et organisationnelles qui suscitent l’inquiétude.
Des primes toujours en attente
La question des primes constitue l’un des principaux sujets de mécontentement au sein du groupe. D’après le média spécialisé, les joueurs n’auraient toujours pas perçu les montants qui leur avaient été promis. Une situation d’autant plus difficile à comprendre que la FSF aurait déjà encaissé les revenus liés à la CAN 2025 ainsi que les bonus obtenus grâce à la qualification au Mondial.
Cette absence de transparence dans la gestion des fonds nourrit le malaise parmi les internationaux sénégalais, qui espéraient voir disparaître ce type de pratiques au sein de l’instance dirigeante.
Des conditions de séjour critiquées
Au-delà des questions financières, les conditions de vie de la délégation sénégalaise aux États-Unis font également l’objet de critiques. L’enquête évoque un camp de base dont les prestations seraient loin des standards attendus pour une compétition de cette envergure.
La comparaison avec la CAN 2025, où les Lions avaient bénéficié d’un cadre jugé exemplaire à Tanger, accentue le sentiment de frustration. Parmi les griefs soulevés figure notamment l’absence du chef cuisinier habituel de la sélection, écarté du déplacement. Plusieurs joueurs auraient ainsi recours à des commandes extérieures pour compléter une restauration considérée comme insuffisante.
Parallèlement, la présence d’une importante délégation composée de proches et de membres de l’entourage des dirigeants, prise en charge par la FSF, suscite des interrogations. Une situation qui rappelle certains dysfonctionnements déjà dénoncés lors de précédentes compétitions internationales.
L’incertitude autour de Pape Thiaw
La situation contractuelle du sélectionneur Pape Thiaw constitue un autre sujet de préoccupation. Malgré les annonces faites avant le tournoi, son contrat n’aurait toujours pas été renouvelé.
Selon Sport News Africa, la Fédération invoquerait le calendrier chargé de la compétition pour justifier ce retard. Toutefois, certains observateurs y voient une stratégie visant à attendre l’issue du Mondial avant de prendre une décision définitive concernant l’avenir du technicien.
Dans ce contexte, Pape Thiaw dirigerait l’équipe sans cadre contractuel clairement établi et sans avoir perçu l’intégralité de ses rémunérations depuis plusieurs mois.
Un contexte préoccupant avant un rendez-vous décisif
À l’approche du duel face à la Norvège, ces tensions internes viennent assombrir la préparation des Lions de la Téranga. Alors que le Sénégal joue une grande partie de son avenir dans la compétition, les difficultés financières, organisationnelles et administratives pourraient peser sur la sérénité du groupe au moment d’aborder l’un des matchs les plus importants de son parcours mondial.
