Une affaire de cession foncière présumée frauduleuse a conduit à l’interpellation d’une femme d’affaires de 46 ans par la Division des investigations criminelles (DIC). Khady Diagne est soupçonnée de faux, usage de faux et tentative d’escroquerie, après la découverte d’une procuration notariale jugée falsifiée dans le cadre d’une transaction portant sur une parcelle située à Ngor-Almadies.
Selon les informations rapportées par Libération, l’affaire a été portée à la connaissance des enquêteurs à la suite d’une plainte déposée par le cabinet notarial SCP Ndiaye et Ndiaye. Le cabinet aurait relevé des irrégularités sur une procuration produite pour engager la procédure de cession du terrain.
Le document litigieux comportait notamment le nom, le sceau et le cachet d’un prétendu notaire dénommé Ibrahima Mamadou Thiam. Après vérification, ce dernier ne figurerait toutefois pas dans le registre officiel des notaires du Sénégal. Une découverte qui aurait permis aux enquêteurs de soupçonner le caractère fictif de la procuration.
D’après le journal, Khady Diagne avait proposé à une dame identifiée par les initiales N.S. Seck la cession d’une parcelle située dans le quartier de Ngor-Almadies. C’est au moment d’entamer les démarches auprès du cabinet notarial SCP Ndiaye et Ndiaye que les anomalies auraient été découvertes.
Lors de son audition, la mise en cause a contesté les faits qui lui sont reprochés. Elle a expliqué avoir obtenu les droits réels sur le terrain auprès d’un certain Babacar Diouf, établi en Mauritanie, qui l’aurait mandatée pour procéder à la vente de la parcelle.
Concernant la procuration notariale, Khady Diagne a déclaré l’avoir reçue des mains d’un dénommé Moustapha Cissé, présenté comme un notaire établi à Conakry, en Guinée.
Interrogée sur l’origine des cachets, du sceau et de la signature apposés sur le document, alors que le prétendu notaire ne serait pas inscrit au registre officiel, elle a affirmé ignorer leur provenance. Selon ses déclarations rapportées par Libération, elle aurait simplement reçu l’ensemble des documents de Babacar Diouf et de Moustapha Cissé.
L’enquête de la DIC se poursuit afin de déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire et de faire la lumière sur l’origine des documents présumés falsifiés.
