Parmi les 5 624 personnes portées disparues des deux côtés de la frontière himalayenne, 844 sont des ressortissants étrangers, selon les données officielles du Népal et de la Chine
Le bilan des crues soudaines et des coulées de boue survenues le long de la frontière entre le Népal et la Chine a dépassé les 1 300 morts vendredi, tandis que plus de 5 600 personnes sont toujours portées disparues, neuf jours après que la catastrophe a frappé cette région de l’Himalaya, selon les données officielles des deux pays.
L’Autorité nationale népalaise pour la réduction et la gestion des risques de catastrophe a indiqué que 1 287 personnes avaient perdu la vie, tandis que 5 083 autres, dont 583 ressortissants étrangers, étaient toujours portées disparues.
Ces dernières données ont été publiées après le sauvetage par les autorités népalaises de deux personnes au projet hydroélectrique Trishuli 3A.
Au moins six projets hydroélectriques ont été touchés par les crues soudaines du côté népalais de la frontière, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver quelque 900 personnes qui étaient déployées sur ces installations.
Les autorités chinoises ont, pour leur part, indiqué qu’au moins 21 personnes avaient été tuées et que 541 autres étaient toujours portées disparues dans la région autonome du Xizang, dans le sud-ouest de la Chine, également connue sous le nom de Tibet.
Le bilan cumulé des deux côtés de la frontière s’élève ainsi à 1 308 morts, tandis que 5 624 personnes restent portées disparues.
Parmi ces dernières, 844 sont des ressortissants étrangers, selon les chiffres officiels.
La catastrophe s’est produite le 26 août, lorsqu’un glacier du mont Langtang Lirung, au Népal, s’est fracturé à une altitude d’environ 5 200 mètres.
La rupture a déclenché une avalanche de glace et de roches, qui s’est transformée en une gigantesque coulée de débris et a déferlé dans les vallées situées le long de la frontière.
Les crues et les coulées de boue ont dévasté les districts népalais de Rasuwa, Nuwakot, Dhading et Kavre, ainsi que la vallée de Katmandou.
La catastrophe a également enseveli le poste-frontière de Gyirong, dans la région autonome du Xizang.
