Face aux rumeurs persistantes d’une augmentation des prix des produits pétroliers, le Réseau des usagers des services publics (Rusp) et l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs) montent au créneau. Dans un communiqué conjoint publié ce 13 avril 2026, les deux organisations alertent sur les risques d’une explosion sociale et appellent l’Etat à prendre des mesures d’urgence pour protéger le pouvoir d’achat des Sénégalais.
L’inquiétude grandit dans les foyers sénégalais. Alors que le coût de la vie ne cesse de grimper, l’ombre d’une hausse des prix du carburant et du gaz butane plane sur l’économie nationale. Pour le Réseau des usagers des services publics (Rusp) et l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs), cette perspective est intenable. Dans une déclaration commune, Jean-Pierre Dieng et Ibrahima Dramé, présidents respectifs des deux organisations, expriment leur «vive préoccupation» face à une situation qui pourrait plonger les populations dans une précarité accrue.
Un effet domino redouté sur l’économie
Les défenseurs des consommateurs sont catégoriques : toucher au prix à la pompe ou à la bouteille de gaz, c’est actionner un levier qui impacte l’ensemble de la chaîne de consommation. Le communiqué dresse une liste noire des conséquences immédiates d’une telle mesure : une hausse inévitable des tarifs publics et privés dans les transports, une aggravation de la «précarité énergétique» pour les familles dépendant du gaz pour la cuisson, et une flambée généralisée des prix des denrées de première nécessité, dopée par les coûts de logistique. «La gestion des prix ne saurait être uniquement guidée par des considérations économiques ; elle doit impérativement intégrer une dimension sociale forte», rappellent les signataires.
Les recommandations pour éviter la crise
Face à ce qu’ils qualifient de «risques sociaux majeurs», le Rusp et l’Uncs ne se contentent pas de dénoncer ; ils proposent une feuille de route à l’Etat pour «endiguer les effets de ces hausses annoncées». Parmi les mesures phares préconisées, on retrouve la stabilisation des prix via des subventions ciblées pour les ménages les plus vulnérables ; la protection du gaz butane, essentiel non seulement pour la cuisine mais aussi pour la lutte contre la déforestation ; l’ouverture immédiate d’une concertation inclusive avec les syndicats et les acteurs économiques et un renforcement strict des contrôles de prix pour éviter les hausses abusives.
En conclusion de leur adresse, les deux organisations appellent le gouvernement à faire preuve de «responsabilité et de sens social». Elles insistent sur la nécessité d’accélérer la diversification énergétique pour réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures. Mobilisés et engagés, le Rusp et l’Uncs préviennent qu’ils resteront aux aguets pour défendre les intérêts des citoyens, et réclament une gouvernance plus transparente, en phase avec les réalités vécues au quotidien par les Sénégalais.
