Dans la capitale française, Paris, des étudiants ont manifesté contre un projet de loi prévoyant de sanctionner l’antisionisme.

Thomas Portes, député du parti de gauche La France Insoumise (LFI), a déclaré sur son compte de la plateforme sociale de l’entreprise américaine X, que les étudiants des universités parisiennes, dont la Sorbonne, l’une des principales universités du pays, s’étaient mobilisés contre le texte connu sous le nom de « loi Yadan ».

Dans sa publication, accompagnée d’une photo d’étudiants manifestant avec des drapeaux palestiniens, Portes a souligné que ce texte avait été élaboré « sur ordre du gouvernement (du Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu », et qu’il visait à sanctionner les soutiens à la Palestine et à empêcher les critiques à l’encontre du gouvernement israélien.

Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent des étudiants manifestant munis de drapeaux palestiniens dans des universités de Paris.

À l’Université de la Sorbonne, des étudiants ont dressé des tentes devant le campus et scandé des slogans antisionistes.

En France, les réactions s’intensifient face à ce texte intitulé « Lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme », également connu sous le nom de « proposition de loi Yadan », qui inclut la pénalisation de l’antisionisme.

L’examen du texte en séance plénière à l’Assemblée nationale est prévu à partir du 16 avril.

Le texte, présenté en novembre 2024 par Caroline Yadan, prévoit de sanctionner la négation de l’existence d’un État, ainsi que la comparaison d’Israël au régime nazi.

De leur côté, les partisans de la cause palestinienne et les députés de gauche s’opposent à ce texte, arguant qu’il pourrait être utilisé pour sanctionner l’antisionisme et les critiques envers Israël sous couvert de lutte contre l’antisémitisme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *