Après la défaite 3-1 contre la France, le Sénégal doit vite relever la tête. Lundi, face à la Norvège, impressionnante face à l’Irak (4-1), les Lions ont une carte à jouer… mais aussi des ombres au tableau. Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Gueye et Sadio Mané, notamment, tous doivent retrouver leur groove, et vite. Le sélectionneur Pape Thiaw, lui, doit trancher : transition douce ou accélération brutale vers la relève post-CAN 2025 ?, se pose Dsprt
Le premier acte contre les Bleus a livré des enseignements : domination territoriale, cinq tirs cadrés, mais une finition en carton-pâte. La France, après une modification tactique en seconde période, a mis le turbo. Olise repositionné en meneur de jeu, Dembélé sur l’aile, la machine française s’est mise en marche.
Le milieu de terrain s’est effondré, le Sénégal s’essoufflait en tant que force offensive. De retour de blessure, Idrissa Gana Gueye, 36 ans, à bout de souffle dans la chaleur du New Jersey, n’a pas su tenir. Et l’incapacité de Pape Gueye ou Lamine Camara à inverser la tendance aurait dû alerter. Mais Pape Thiaw a préféré laisser le Sénégal dans l’expectative.
Et la France a pris le contrôle, Mbappé en chef d’orchestre, débloquant la situation. Thiaw a tardé à faire bouger ses pièces, hésitant avant de lancer Habib Diarra et Ibrahim Mbaye. Trop tard. Barcola enfonça le clou, et Mbappé scellera l’affaire dans le temps additionnel. La seule note positive : le but d’Ibrahim Mbaye, un bijou de finesse et de puissance, qui a redonné espoir, même si ce fut bref.
Ibrahim Mbaye, le nouveau visage du Sénégal ?
Le prodige du PSG a confirmé qu’il pouvait faire mal. Son accélération, sa technique, ont mis la défense française à mal. À l’inverse, Sadio Mané, à 34 ans, isolé, en difficulté, n’a pas connu son rayonnement habituel. Et Ismaïla Sarr, la terreur de Palace, a manqué l’immanquable, illustrant la faiblesse offensive des Lions. La question : doit-on donner plus de responsabilités à Ibrahim Mbaye ? La réponse ne se fait pas attendre.
Côté défense, Koulibaly, fraîchement revenu de blessure après un court passage en amical, a tenté de tenir la baraque. Son expérience a été précieuse, mais l’usure s’est fait sentir. Fatigué, parfois dépassé face à Mbappé, il a montré des limites.
Ce lundi, le verdict : une équipe à la recherche de sa vitesse de croisière, entre jeunesse et expérience, entre fragilité et potentiel. Pape Thiaw doit rapidement ajuster ses plans, car la Norvège de Haaland ne pardonnera pas. Le Sénégal doit impérativement réagir, sous peine de voir ses rêves s’éloigner. La route est encore longue, mais la marche doit devenir plus rapide…
