Pape Thiaw a décidé de jouer sa carte maîtresse : faire revenir Kalidou Koulibaly, le capitaine, en urgence, pour affronter la France et la Norvège. Une décision qui pèse lourd. Car le roc, à 35 ans, sort tout juste d’une absence prolongée pour blessure à Al-Hilal, et ses dernières performances ont été un cauchemar éveillé. Sur le terrain, il a été une faiblesse criante, auteur d’erreurs qui ont coûté cher, surtout face à Haaland et Mbappé. Deux erreurs fatales contre les Scandinaves, deux buts encaissés et une sortie prématurée à la 72e… le doute s’installe.
Ce qui aurait pu être une décision stratégique s’est transformée en roulette russe. Pape Thiaw, en choisissant d’accélérer le retour du vétéran plutôt que de faire confiance à ses remplaçants Abdoulaye Seck ou Mamadou Sarr, a peut-être fait un pari risqué. La foi en Koulibaly, légende vivante, s’est révélée un mirage dans une tempête de doutes. La vérité ? À cet âge, Koulibaly, en convalescence, n’est plus le mur infranchissable : ses erreurs, comme une épée de Damoclès, mettent le Sénégal dans une position critique, rapporte Dsport .
L’espoir de la relève
Le choix de protéger le capitaine, de préserver les symboles, a un prix. Et ce prix, c’est peut-être la crédibilité de toute une équipe. La confiance s’effrite, la déception monte. Koulibaly n’est pas le seul problème : Sadio Mané, encore en quête de son éclat, l’inefficacité de Nicolas Jackson et la panne d’inspiration au milieu… La jeunesse, pourtant promise à un avenir radieux depuis la dernière CAN, reste sur le banc. Pourquoi continuer à la snober ?
Mais tout n’est pas joué . La course est encore ouverte pour les meilleures troisièmes, et une victoire contre l’Irak pourrait relancer la machine. Le Sénégal doit marquer, marquer encore, pour espérer se qualifier. La différence de buts, actuellement à -3, ne pardonne pas. Tout est en jeu : tout donner, tout risquer ou tout perdre. Le sacrifice de Thiaw, douloureux et essentiel, pourrait bien devenir le symbole d’une dernière chance… ou d’un échec retentissant. Le choix est dans la balance.
