Après la libération de 28 personnes dans l’affaire dite Pape Cheikh Diallo, qui ont bénéficié d’un non-lieu, Mame Matar Guèye, vice-président de l’ONG Jamra, a réagi en réaffirmant sa volonté de poursuivre son combat contre ce qu’il présente comme des « réseaux sataniques LGBT, pédocriminels et de narcotrafiquants ».
Dans une déclaration au ton ferme, le responsable de Jamra a insisté sur la nécessité, selon lui, d’appliquer la même rigueur dans le traitement des dossiers judiciaires, sans tenir compte des appartenances confrériques, politiques ou familiales des personnes concernées.
Pour Mame Matar Guèye, cette affaire dépasse les clivages partisans. L’objectif, dit-il, est avant tout de préserver la santé publique et de protéger la santé mentale ainsi que l’équilibre moral de la jeunesse sénégalaise.
Le responsable de Jamra a également renouvelé son soutien au commandant de la brigade de gendarmerie de Keur Massar ainsi qu’au procureur Saliou Dicko, qu’il qualifie de magistrat « incorruptible ». Il prie pour que ces derniers soient protégés dans leur mission jusqu’au « démantèlement de tous les réseaux LGBT, de pédophilie et de narcotrafiquants ».
Mame Matar Guèye rappelle par ailleurs que Jamra avait déjà transmis aux enquêteurs de la brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar les éléments issus de ses propres investigations. Une démarche effectuée, selon lui, le 9 mars dernier, dans le cadre d’une délégation judiciaire signée par le juge du premier cabinet, sur instruction du procureur du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko.
À l’en croire, la mission de lanceur d’alerte de l’organisation est désormais achevée. Il revient, selon lui, aux autorités judiciaires et sécuritaires de poursuivre les investigations et de donner les suites nécessaires aux dossiers transmis.
« Le combat continue ! », a conclu Mame Matar Guèye, réaffirmant ainsi la position de Jamra sur cette affaire.
