Les pertes économiques en termes de fourrages durant la campagne 2024-2025 sont estimées à 499 milliards FCFA à cause de la biomasse herbacée brûlée. C’est ce que relève le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029.

Les feux de brousse sont des facteurs anthropiques de dégradation de la biodiversité. Ils entraînent des conséquences économiques et sociales drastiques. Ils occasionnent aussi un dérèglement des équilibres écologiques et une dégradation des sols.

« Les pertes économiques en termes de fourrages durant la campagne 2024-2025 sont estimées à 499 milliards FCFA à cause de la biomasse herbacée brûlée. L’ampleur du phénomène justifie l’importance du budget alloué à la campagne 2026-2027 estimé à 645 000 000 FCFA », renseigne le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029.

De manière générale, la même source indique qu’au-delà des feux de brousse, la recrudescence des phénomènes climatiques extrêmes comme les inondations reste un défi assez préoccupant au Sénégal.

À la lecture de leurs incidences sur les finances publiques, ces inondations représentent un facteur de risque budgétaire majeur en termes de coût économique. En fait, 70 % des dommages totaux sont relatifs aux inondations. Cette situation est exacerbée, selon le document, par une pluviométrie de plus en plus dévastatrice et une urbanisation spontanée et mal maîtrisée, exposant ainsi les populations et leurs biens.

3,507 milliards FCFA de dommages moyens annuels causés par les inondations

« Ainsi, en 2025, des débordements de cours d’eau le long du fleuve Sénégal (entre Kidira et Matam) et du fleuve Gambie (Kédougou) ont rendu vulnérables beaucoup d’espaces socialisés. Par exemple, pour le bassin versant du Lac Rose, que le nombre moyen annuel (NMA) de personnes exposées aux inondations par ruissellement est estimé à environ 3 500 personnes, tandis que les dommages moyens annuels s’élèvent à 3,507 milliards FCFA », lit-on dans le document.

Aussi, les bâtiments résidentiels représentent plus de 2,78 milliards FCFA de pertes annuelles. En somme, les inondations affectent plusieurs secteurs productifs, diminuent les recettes fiscales, ralentissent la croissance économique et réduisent les marges budgétaires.

En 2025, la mise en place de la Stratégie nationale de gestion du risque d’inondation (SNGRI) postule pour une gestion-prévention des inondations de 7 sites. Il s’agit de Bambilor et Sangalkam, Lac Rose, Touba, Kaffrine, Kaolack, Tamba et Kédougou.

Sur les épidémies et autres urgences sanitaires, il est souligné dans le DPBEP qu’il s’agit de risques dont la survenance est imprévisible. La gestion de ces risques est fonction de la capacité de réponse de l’État, de l’exigence de célérité dans les interventions et de la mobilisation des ressources pour contenir leurs impacts négatifs.

« A cet effet, un dispositif de surveillance des maladies épidémiques est mis en place à travers le Comité national de gestion des épidémies. La dotation budgétaire de 59 982 000 FCFA allouée en 2026 au centre des opérations d’urgence sanitaire justifie la maîtrise des menaces externes récurrentes », révèle le document.

Par ailleurs, l’intervention des services d’hygiène, le renforcement de la recherche épidémiologique (100 000 000 FCFA en 2026 pour IRESSEF) et la prise en charge des maladies chroniques non transmissibles (470 000 000 FCFA) confortent la gestion efficiente de ces risques d’urgences sanitaires.

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