Le Brent atteint son plus haut niveau depuis une semaine, à près de 73 dollars le baril ; les prix du gaz en Europe grimpent de plus de 4,5 % pour s’établir à 52,5 dollars le mégawattheure

Les prix européens du gaz naturel et du pétrole ont augmenté mardi après l’annonce de l’attaque d’un méthanier près des côtes omanaises alors qu’il sortait du détroit d’Ormuz, ravivant les inquiétudes concernant les livraisons d’énergie via cette voie navigable stratégique.

Les prix de référence européens du gaz naturel ont progressé de plus de 4,5 %, s’établissant à 46 € (52,5 $) par mégawattheure à 07h05 GMT, après avoir récupéré les pertes de la séance précédente.

La télévision d’État iranienne IRIB a rapporté que le navire avait été attaqué après avoir prétendument ignoré des avertissements, bien qu’elle n’ait pas revendiqué directement la responsabilité de l’attaque.

Cette attaque a renforcé les inquiétudes du marché à un moment où les prévisions météorologiques annoncent une nouvelle vague de chaleur extrême dans le nord-ouest de l’Europe, qui devrait entraîner une augmentation de l’utilisation de la climatisation et de la demande d’électricité.

Ces perspectives de demande ont suscité des inquiétudes quant à la capacité de l’Europe à reconstituer ses stocks de gaz avant l’hiver, les installations de stockage étant actuellement remplies à environ 49 %, contre près de 60 % à la même période l’année dernière.

Les cours du pétrole ont également progressé, le Brent, référence internationale, s’appréciant de 1,2 % pour s’établir à 73 dollars le baril, son plus haut niveau depuis une semaine.

Cet incident a soulevé de nouvelles interrogations quant à la pérennité de l’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à prévenir les attaques dans le détroit d’Ormuz, l’une des voies de transit énergétiques les plus importantes au monde.

Les cours du brut sont toutefois restés proches de leurs plus bas niveaux depuis fin février, les anticipations d’une hausse de l’offre continuant de peser sur le marché.

Selon certaines informations, au moins huit navires liés au Japon ont quitté le détroit d’Ormuz en empruntant une route proche de l’Iran, dont cinq superpétroliers capables de transporter chacun environ 2 millions de barils de brut.

La compagnie pétrolière saoudienne, Saudi Aramco a également baissé le prix de son brut Arab Light destiné aux acheteurs asiatiques pour le mois prochain, creusant ainsi son écart par rapport à la référence régionale dans un contexte de ralentissement du marché.​​​​​​​

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