Le Sénégal s’apprête à marquer une étape historique pour le sport mondial. Du 31 octobre au 13 novembre 2026, les villes de Dakar, Diamniadio et Saly vibreront au rythme des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj). Cet événement, qui réunit près de 2700 jeunes athlètes issus de 25 disciplines sportives, représente la toute première manifestation olympique organisée sur le continent africain.
Au-delà de la compétition et de la ferveur populaire, ces Jeux incarnent la réalisation d’un vieux rêve africain. Si l’effervescence et la fierté nationale dominent à l’approche de la cérémonie d’ouverture, ce moment d’unité est aussi l’occasion idéale de rendre hommage aux grandes figures qui ont tracé la voie du sport sénégalais et international. En coulisse, une pensée unanime émerge pour saluer la mémoire de Lamine Diack, l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (World Athletics) et figure emblématique du sport sénégalais, dont la vision à long terme a grandement contribué à installer l’Afrique sur la carte du sport mondial.
Accueillir les Joj 2026 constitue un défi de taille que les autorités et le Comité d’organisation (Cojoj), dirigé par Mamadou Diagna Ndiaye, relèvent avec détermination. Des infrastructures modernes ont été érigées et rénovées à travers les trois sites phares du pays. Pour le Comité international olympique (Cio), cette édition dakaroise est bien plus qu’une simple compétition : elle est le symbole du rôle grandissant de l’Afrique dans le mouvement olympique. En accueillant la Flamme olympique après un parcours de 3600 kilomètres à travers les 14 régions du pays, le Président Bassirou Diomaye Faye a rappelé que c’est toute la jeunesse africaine qui regarde le Sénégal avec confiance et fierté.
Avec l’aide de plus de 6000 volontaires mobilisés, le Sénégal s’apprête à offrir une expérience inoubliable aux athlètes, qui bénéficieront notamment de technologies inédites pour ces Jeux. Pour les 136 athlètes sénégalais en lice, l’objectif est clair : décrocher le premier podium de l’histoire du pays dans cette compétition.
A travers la célébration du sport, de l’éducation et de la culture. Dakar 2026 s’inscrit d’ores et déjà comme l’héritage vivant des pionniers qui ont toujours cru au potentiel de la jeunesse africaine.
Ousmane BALDE Journaliste consultant en communication
