L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS)-And Gueusseum ne semble pas ébranlé par la décision prise par l’Etat d’opérer des ponctions sur les salaires des agents de santé. Ces syndicalistes ont intensifié leur mouvement de grève avec un 8 ème plan d’action qui risque de perturber le secteur de la santé. En effet, le syndicat prévoit des «grèves perlées de 48 heures par semaine», des assemblées générales de mobilisation et le «boycott des activités de routine». En signe de protestation, ces blouses blanches ont prévu des débrayages tous les jeudis et vendredis du mois (5-6, 12-13 et 26-27 mars) sur l’ensemble du territoire national.

Mais ce n’est pas tout, car pour pousser le gouvernement à réagir face à ses doléances, And Gueuseum a décrété le boycott total des réunions de coordination, des staffs, des supervisions et des ateliers de formation du 12 au 30 mars. Des assemblées générales de mobilisation seront également organisées dans toutes les sections départementales durant cette période. Le syndicat dénonce aussi «l’arbitraire» et le «mépris» du ministre de la Santé, le Dr Ibrahima Sy, concernant les retenues sur salaires. Le syndicat exige l’apurement du passif social et l’application des accords résiduels. Concernant les retenues sur salaire pour faits de grève, And Gueusseum les qualifie «d’illégales d’après une jurisprudence» et dénonce des mesures «à géométrie variable, exagérées ou punitives». Enfin, l’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS)-And Gueusseum interpelle le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et regrette que ses demandes d’audience et motions aient été «mises sous le boisseau sans le moindre accusé de réception».

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